Nouvelle-Zélande: conclusion

Les plus
• Les possibilités de randonnées infinies
• L’accueil des nouveaux-zélandais
• Notre set up de camping (vive car rental village)
• La facilité de voyager (parc nationaux bien organisés, langue)
• Le vin pas cher (6$ bonne bouteille)

Les moins
• Le cout de la vie (surtout le gaz et les activités)
• Les sandflies (ça pique longtemps…..)
• Les fish and chips (tsé, un poisson frais, ça peut se manger autrement que frit)
• La température (surtout à Abel Tasman)

Les wow
• Lake Tekapo avec le mont Cook en arrière
• Le Tongariro Alpine Crossing
• L’expérience dans les fiorland (fishing, bateau, Noel)
• Abel Tasman (lorsqu’il fait beau)
• Le mont Taranaki
• Le paysage des 3 sisters se reflétant sur le sable noir
• La randonnée sur le bord des falaises a Bay of Islands

En bref
En tant qu’amateurs de plein air, on a adoré la Nouvelle-Zélande. On a trouvé qu’en deux mois on a senti qu’on avait seulement pu effleurer le pays. On a passé très vite l’ile du sud. Avoir eu un mois de plus aurait été bien…Mais bon, être restés 3 mois, on se serait surement aussi dit la même chose!

Conduire en NZ

D’abord, conduire à gauche. Remi fut le chauffeur désigné pendant notre voyage (merci bebi). Moi je regardais les maps et les trucs à voir pendant ce temps. Mon copain s’est assez vite ajusté à la conduite à gauche, si bien qu’il disait maintenant que ça serait conduire à droite qui lui ferait bizarre! Au début, il est facile de se mélanger entre le clignotant et les wippers : les leviers sont inversés. Heureusement que notre voiture était automatique, parce qu’avoir la transmission de l’autre cote aurait été tout un ajustement. La priorité entre les véhicules nous a étonné par moments, certaines fois on nous laissait passer lorsque ce n’était pas du tout notre tour (ex : on tournait et la personne continuait et elle s’arrêtait au lieu de continuer). Ce qui était mélangeant, c’était surtout en tant que piéton, faut faire gauche-droite-gauche au lieu de droite-gauche-droite. La chose qui n’aide pas c’est que, pour indiquer la priorité, le symbole est une flèche inversée au sens que la voiture vient (??). Même encore maintenant en Australie, lorsque je traverse la rue, je prends le temps d’analyser le coin en pointant une à la fois la voie que je dois vérifier.

Ensuite, faut dire que les routes sont très belles en NZ, rien à voir avec le Québec. De magnifiques paysages, aux collines verdoyantes, centaines de moutons ou alors aux falaises plongeant vers la mer. Sur l’ile du sud les chemins sont plus directs, mais sur l’ile du nord, oh la la, faut s’armer de patience, et souvent de courage pour les nombreux tournants (ex : surtout pour la Forgotten highway vers Taranaki) . Chose étonnamment stupide, la limite de vitesse est la même sur les autoroutes (100kmh) peu importe si elles sont droites ou courbes.  –Ils conduisent en malades! Remi n’arrêtait pas de dire.

Autre chose, celle-là beaucoup plus intelligente, les voitures doivent absolument se faire vérifier chaque année. Sur tous les parebrises sont affiches des autocollant attestant que le  TOW (Test of Warranty) annuel a été effectué. Idée brillante, surtout lorsque vient le temps de louer une automobile, ça nous met davantage en confiance. Parce que les véhicules loués, il y en a en titi en NZ. Les camping-cars (ex :Britz, Juicy) sont très nombreux. Les Wicked campervans ont un look spécial, les minivans arborent toutes un dessin unique soit très beau ou très intense fait de spraycan. ; impossible de les manquer. De notre côté, on était bien contents de notre location sans tag, qui ne paraissait pas être loué.

Autres éléments random sur la conduite. Il y a beaucoup de roadkills d’opossums. C’est très difficile de capter la radio, les ondes se rendent difficilement et étonnamment il y a autant de musique sur l’AM que le FM. Il y a une seule route à péage, au nord d’Auckland, qu’on doit payer en ligne. Finalement, les ponts sont tous une seule voie : faut attendre que l’autre passe, ensuite on peut y aller.

Bouffe en N-Z

Disons qu’il n’y a pas de grand dépaysement ce de côté. Le même genre de restos que chez nous : des fastfood (McDo, Buger King, Dunkin..) sinon des restos indiens, chinois, thai, mexicains, de sushis ou de kebab. Il y a également de nombreux shops de fish n chips partout dans le pays. Les N-Z sont de grands amataurs de fish n chips ; même dans le resto paraissant un peu fancy, il faut porter attention parce que sinon vous vous retrouverez par défaut avec un poisson frit, même s’il est frais! Les bakery en plus de vendre pains et pâtisseries, offrent des meat pies, tartes individuelles généralement à la viande hachée ou en morceaux, avec fromage ou champignons. Celles- sont généralement bonnes, et à 4.50$, ça bouche un coin pour le midi.

Les desserts offerts dans les pâtisseries sont la plupart des genre de brownies ou carrés au caramel, avec du crémage. Le –lolli  cake- est un exemple de carré typique, au chocolat avec des guimauves multicolores. Les enfants en sont particulièrement friands. La N-Z est le lieu de naissance de la pavlova, fait à base de meringue, de crème et de fruits. Toutefois la version de ma jeunesse, celle de matante loulou, était meilleure que l’originale. Autre dessert celui-là délicieux quoi que cochon : l’ambrosia. Mélange de guimauves, de yogourt, de crème et d’éclats de chocolat. Faut dire que le monde trippe ici lorsqu’il y a de la crème. dans le temps de la guerre, les femmes de la Nouvelle-Zélande + Australie+UK cuisinaient des biscuits qu’elles envoyaient aux soldats, les ANZAC cookies. Faits à partir de gruau et de miel, ils sont assez basic, mais très bons.

Côté boissons, tous nos hôtes de CS buvaient autant (sinon plus) du thé que du café (chose provenant probablement de l’héritage anglais). L’eau potable est, parait-il, est taxée : 0.30$ par 1000 litres. Sur l’ile du nord, on est passé rapidement à travers la ville d’origine du Lemon&Paeroa, boisson gazeuse distribuée maintenant par coke, une espèce de limonade gazeuse avec un léger arrière-gout de coke. Mon ami Manu nous a aussi fait gouté à un jus de fejao, fruit entre la poire et le fruit de la passion ; très bon. Autre chose beaucoup moins bonne : le yeast spread que les kiwis mettent sur leurs toasts le matin… yeurk! Conçue à base de levure, l’amère tartinade noirâtre est un gout qui supposément, se développe. Je vais passer mon tour. Pour déjeuner, côté céréales, LA marque de céréales que tout bon kiwi consomme le matin : les Weet-A-Bix. Ce sont les céréales des All Blacks, la vénérée équipe de rugby nationale. Weet-A-Bix commandite un peu tout, apparait partout, que ce soit sur les bus ou sur les sacs à dos d’écoliers. Rémi adore les Weet-A-Bix. Il dit que ça goûte comme le pablum. Les céréables, des légers flocons dans un pain, se défont immédiatement au contact du lait, ce qui crée une purée de céréales. Moi je trippe pas, je préfère des vrais céréales à une purée fade pour les bébés ou les petits vieux…Faut aussi dire qu’il y a d’autres céréales, très bonnes avec plein de noix et de fruits séchés, celles-là très très bonnes, que Rémi et moi adorons.

Compte tenu du nombre de moutons, ce n’est pas trop étonnant d’apprendre qu’on peut se procurer de leur viande aussi facilement et au même prix que celle de bœuf. Pour souper, on a acheté un steak de mouton, épicé à la menthe, il était très bon. On a également noté quelques élevages de chevreuils sur l’ile du Sud ; cette viande’a est appelée -venison-. Les kiwis sont aussi des amateurs de bacon ; celui ci est vendu en grosses tranches (comme notre jambon) et grillé. Ne vous attendez pas à manger de la viande de lapin ici ; les hares (liêvres) sont si nombreux qu’ils sont considérés comme des -pests-. J’ai tout de même tenu à cuisiner le lapin que Craig avait attrapé en notre compagnie, lorsqu’on restait chez Glen. Heureusement, il l’a vidé pour nous (eurk, une des choses les plus dégeulasse que j’ai jamais senti dans ma vie). À l’aide d’un tutorial youtube Rémi et  moi l’avons coupé. Puis je l’ai fait mariner et finalement cuisiné dans un -stew-. C’était très bon. J’ai amené le plat lors d’un souper avec Terry tous ont étés un peu étonnés que j’amène cela, mais ils ont quand même essayé et trouvé cela très bien. Une dernière chose côté viandes, un peu déstabilisante, au rayons des viandes dans les supermarchés, la viande pour chien est vendue en espèce de gros saucissons, vendue juste à côté des saucisse normales pour humains…disons qu’on peut facilement se mélanger :P

Finalement, il parait que côté bouffe, LA chose à essayer serait un hangi maori. Un endroit ou la nourriture est cuite dans un four à même la terre, typique de la culture maori. Mais disons que à 65$ par personne pour souper, ce n’est pas dans nos priorités..

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Abel Tasman

Après avoir fait worker le bas de notre body, on est allés faire worker le haut. Nous sommes allés faire une expédition de 3 jours en kayak de mer dans le parc national de Abel Tasman, situé au nord-ouest, au bord de la mer de Tasman. On en avait tellement entendu parler, par une tonne de personnes différentes. Les photos qu’on avait vues de l’endroit nous faisaient imaginer que c’était vraiment un bout de paradis. On arrive donc à Marahau, après un assez long trajet de voiture. De la route, on peut apercevoir la mer bleue pâle, des gens se baignant; wow ça a l’air trop beau! On arrête au bureau de tourisme, on réserve un package de kayak autonome pour 3 jours, incluant 2 nuits dans des campings DOC (Departement of Conservation). On retourne vers Motueka, pour acheter des provisions. Rémi entend parler québécois l’autre côté de la rue..- Eille, des Québécois! on leur lance. On passât la soirée avec Katrine et Mélanie, deux sympathiques Québécoises travaillant en Suisse depuis 4 ans comme infirmière et en vacance en NZ pour 3 mois. Elles ont le même setup que nous : char  de rental car village, avec le stove (qu’elles ont fait exploser), le bidon d’eau et les matelas. C’est drôle, parce qu’ayant le même setup, on a pu s’aider avec nos problemes mutuels : on a résolu leur problème de bidon d’eau qui coulait pas et elles ont pu nous dire que notre stove était pas setté optimalement. Dommage qu’on les ait pas rencontrées avant!

Jour 1 de notre -expédition-. Le ciel est gris, on se pointe au bureau de location. On passe 1h30 avec Tom, le moniteur, qui explique à nous et à 6 autres personnes comment mettre la jupette et autre trucs techniques et de sécurité. J’avais déjà fait du kayak de mer 1 fois dans le Saguenay, mais ce qui nous attendait fut beaucoup plus intense. Au départ ce n’était pas trop mal, juste le ciel gris et un peu de plus. Par la suite la pluie s’intensifia, suivie de vent et de vagues qui allaient contre nous. On acosta, enfila nos combinaisons imperméables oranges. Ouf. Loin du paradis qu’on imaginait. Oh well (sorry on arrête pas de dire oh well à cause de la toune de katy perry). Le –mad mile- nous demanda particulièrement beaucoup d’énergie. Du vent, des rochers, des vagues. Ouf, la prochaine baie calme était bienvenue. Ne vous inquiétez pas, même avec le plus mauvais temps il aurait rien pu nous arriver ; il y avait des taxis boat partout, tout le temps, aux aguets si jamais des kayakeurs auraient besoin d’aide. Heureusement en fin de journée le temps s’éclaircit et on pu dormir paisiblement dans notre tente.

Pendant la nuit, on se réveilla et on a profita pour aller vérifier l’emplacement du kayak : valait mieux de le remonter, la marée haute étant très haute et la marée basse étant très basse. Le matin on fut agréablement surpris de constater que le ciel était BLEU! Yé! Après un déjeuner aux toasts sur feu de camp on prit le kayak et tout juste dans la baie ou on avait dormi on vit un seal! À moins de 5 mètres de notre embarcation, il tournait encore et encore sur lui-même, paraissant trop heureux J Le ciel était bleu, la mer calme et turquoise, les plages jaune or, les cliffs blanches, des fous de bassan plongeant à 200kmh. Super. Au 2e camping on rencontre un Français, Benoit, vraiment intéressant. Il était en NZ pour un an. Il avait voyagé pendant 7 mois au Canada, allant littéralement partout (De l’Abitibi au Yukon). En se comparant, on se trouvait pas siiii aventuriers que ça. Inspirant.

La dernière journée s’annonçât aussi belle que la première = on décida de partit tôt (surtout pour traverser le mad mile). On avait constaté qu’avant 10h le matin et après 21h le soir, la mer redevenait calme. On revint vers midi à la base. Les personnes furent bien gentilles de nous laisser sécher notre stuff partout. On conlua que la température en était beaucoup pour la beauté de Abel Tasman.. au moins on a eu la chance d’avoir 1 belle journée.

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Copland Track

                                                                                                                                                    Après une nuit pluvieuse à dormir dans une rest area improvisée en arrière d’un tas de gravier, nous sommes allés déjeuner près de Hasst, en dessous d’un abri sur le bord de la mer. Je prépare le thé pendant que Rémi grimpe la petite tour de deux échelles à côté.  –Tu vois tu kekchose? Je lui crie. –Ya des dauphins! … je crois. Je monte et aperçois, parmi les vagues se cassant sur le bord du rivage, un petit aileron, deux secondes. Disons qu’il faut être assez attentif et avoir une bonne vue, mais bon, ce fut la seule fois qu’on vit des dauphins en N-Z.

Nous avons décidé de faire, sur la recommandation de deux personnes, la Copland Track. Ce circuit traverse la forêt de fougères et palmiers, longe une rivière, nous fait passer par 8 ponts et abouti finalement à un point de vue sur les montagnes blanches du parc du mont Cook. Oui oui, exactement l’autre côté d’où nous étions il y a quoi, 3 semaines. On est donc partis vers 11h pour cette randonnée, armés de notre tente, nos sleepings et surtout, d’une multitude de sandwichs peanut butter & jelly. (Parce que, faut le dire, on s’est retrouvés dépourvus de petit bruleur compact après se l’être fait confisqué à l’aéroport d’Auckland. En plus on s’en était servis exactement 2 fois. Damn). À l’aller, le chemin était assez boueux étant donné qu’il avait beaucoup plus la veille. À trois reprises on a même dû enlever nos chaussures pour traverser des cours d’eau ou des swampes douteuses. C’est spécial de se promener dans un paysage qu’on croirait sorti tout droit de la préhistoire, ou du moins de la jungle, sans croiser jamais une bébitte grosse ou dangereuse. À part des oiseaux et des insectes (j’ai bien vu quelques énormes libellules jaunes et noires grosses comme ma main) il n’y a pas grand-chose. (Ce qui est une paix appréciable parce que rendue en Australie j’ai peur de paranoier…). Sept longues heures de marche plus tard (on avait hâte en titi d’arriver), on traverse enfin le dernier pont suspendu…wow! D’abord il est assez long, (faut pas avoir le vertige parce qu’on marche au-dessus de la rivière dans un grillage) et surtout, le point de vue est digne d’une intro de film, avec une vue surplombant une vallée nichée dans les montagnes, le tout enveloppé dans un espèce de nuage d’humidité lumineux. Awww.

Après avoir payé nos droits de camping et monté la tente, on se dirige vers une récompense bien méritée…des hot springs! Il y a une faille de 2km dans la croute terrestre à cet endroit, ce qui donne trois belles petites piscines d’eau turquoise chaude (environ 100 F). On se change puis on s’installe dans la première… -Enh? C’est donc ben pas creux! On pouvait tout juste s’asseoir en ayant les genoux jambes recouvertes. C’était le fun quand même, suffisait de s’étendre dans la petite mare à la boue verte pâle, en prenant soin de ne pas mettre la tête dans l’eau (l’encéphalite australienne s’attrapant dans les eaux thermales, si l’eau rentre dans le nez). La journée suivante, la descente nous pris seulement 5h30. Ce fut quand même la plus longue rando qu’on ait fait à ce jour. On était bien fiers de nous J

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