Adieu Querida Australia!

Back up time
J’ai passé la journée d’hier à préparer mes trucs pour Bali. J’ai entre autres mis toutes mes photos et vidéos de la N-Z et d’Australie sur des cartes SD, que j’ai postées à mes parents, question qu’ils soient sécuritairement backupées, au cas où il arriverait une chose quelconque à mon ordi.  Ça m’était déjà arrivé de graver des photos sur dvd et puis à force de tasser mes trucs dans mon sac, le dvd s’est fendu en deux. J’ai perdu toutes mes photos du Guatemala. À ne pas faire.

Happy birthday!
Pour ma fête Raquel m’avais organisé une soirée au 29th apartement à St Kilda. Grâce à un voucher qu’elle avait, on a eu droit à des drinks et pizza gratuits. Patrick a invité deux de ses étudiantes asiatiques et Ghill est également venue faire un tour. D’autre monde était supposé venir, mais le rainy weather était pas trop encourageant. Faut dire que ça fait près d’une semaine qu’il pleut et qu’il fait 14. Bref, la soirée fut le fun, on a pu jouer à puissance 4, jenga et à plein d’autres jeux de société. Raquel retourne à LA le mois prochain. Ghill va également y déménager pour aller vivre avec son copain. Ça me fait donc 2 amis à LA, si jamais j’y passe sur mon chemin du retour! Ah oui et aussi une des filles qui était à la soirée s’en retourne en Chine. J’adore avoir des contacts partout! J

ACMI
Aujourd’hui je suis allée au ACMI, (Australian Centre for the Moving Image) avec Patrick. Une expo secondaire présentait des jeux vidéo originaux. J’ai bien aimé Botanica, une vrai œuvre d’art. L’expo principale gratuite était également intéressante. Le cinéma, les techniques d’animation du passé à maintenant, les acteurs, les films australiens, etc.. Il y a 3 trucs que j’ai particulièrement aimé. Un utilisait l’ombre projeté par le spectateur, sur un mur blanc, et, tordait celle-ci, créant des dessins étranges. C’est un peu dur à expliquer, mais c’était vraiment hot. Ça valait la peine de venir à Melbourne juste pour ça. Ensuite il y avait un carrousel, avec des figurines statiques, mais différentes. Et lorsque la lumière de la pièce se fermait, le carrousel se mettait à tourner vite vite, accompagné d’un stroboscope, et puis, par magie le tout s’animait. Très fort. Finalement, une mini pièce permettait de prendre une vidéo 360 de soi-même, à la Matrix. Et chose très le fun, on avait qu’à entrer notre courriel pour le recevoir. J’en ai deux ici :

http://www.acmi.net.au/timeslice/Timeslice.htm?file=ts-20120426-b74be341b3d375a85dcb56a53e432f49.flv

http://www.acmi.net.au/timeslice/Timeslice.htm?file=ts-20120426-6665576a2bb0639e24fa7871ae6c5145.flv

Wrap up Australie

Je suis un peu triste de partir, j’ai vraiment aimé l’Australie. Il y a tout : les montagnes, les plages, les animaux. Et les Australiens sont hyper sympathiques.

Voici mon traditionnel top-flop :

Les plus

  • Les animaux
  • Les choses à voir : plages, montagnes, canyons, rainforests…
  • Le vin pas cher (10$ pour 4 litres?)
  • Pas de mouches (comparé à la N-Z)
  • La condition des routes
  • Les bons salaires
  • Awsome free camping spots, avec BBQ gratuit, devant la plage (!!)
  • Les habitants accueillants, le couchsurfing facile et omniprésent
  • L’envie d’y rester…

Les moins

  • Coût de la vie (surtout le prix du gaz)
  • La nécessité d’avoir un 4×4 pour aller visiter  certains endroits
  • Distances (faut choisir ce qu’on va voir, on ne peut pas tout voir)
  • Les fish and chips et la bouffe, ressemblant à chez nous
  • Les FLOODS à Brisbane (les routes qu’ils barrent, le désert qu’il rend non-désertique)
  • Le worst : définitivement la séparation d’avec Rémi et mon rush émotionnel
  • L’envie d’y rester…

Les wow

  • Wineglass Bay
  • Craddle Mountain
  • Les Grampians
  • Le lifestyle à Bondi Beach
  • La Great Ocean Road
  • Mini roadtrip dans l’outback

Je n’ai vu que le sud-est de l’Australie. La cote est vaut certainement le coup (Byron Bay et la Great Barrier) mais si j’avais à y retourner je crois que j’irais dans les Kimberleys (rando) et au parc de Kakadu (rainforest et crocodiles). J’ai tellement rencontré des personnes extraordinaires (surtout au couchsurfing à Adélaide et à Melbourne), ca me donne vraiment l’envie de revenir. On verra ce que le futur me réserve!

Back in Melbourne!

Hey guys! Je suis revenue il y a environ une semaine de mon trip en Tasmanie. Je me suis donc séparée de Victor qui y est resté pour faire Helpex à Hobart.

Home made meat pies
Pour Pâque j’ai passé la journée à cuisiner des mini meat pies avec Ghill, la fille aux cheveux rouges que j’ai rencontrée via CS. Ça ne parait pas mais ça prend du temps en titi à faire, comme des tourtières. Je trouve ça spécial de faire des tourtières lorsqu’il fait chaud, chez nous on les fait juste en hiver… Et non, on ne les a pas faites avec de la viande de kangourous ; le kangourou ça se mange plutôt en steak, et c’est plus cher aussi.

Partying in Wilson Prom
Je suis allée avec les amis de Ghill au Wilson Promontory, à 3h au sud-est de Melbourne. Il  faisait très beau, la plage était superbe. Elle se nommait squeaky beach, puisque lorsqu’on marche sur le sable très fin ça fait –squick squick-! Les gars sont allés faire un peu de surf. Je me suis baigné 2 minutes, l’eau était très froide et il y avait un courant fort dans le fond, pas étonnant qu’il y ait des warning partout. Ça m’a donné le gout de vivement m’en aller ou la plage était belle, et l’eau chaude. On avait prévu de dormir dans une giga tente, mais finalement c’était tellement venteux qu’on l’a défaite et on a dormi sur la plage. Et le lendemain j’avais du sable partout partout. Je suis bien contente de ne pas m’être réveillée avec une giga spider sur mon sac, comme ce fut le cas d’un des gars! Arg!

Another awsome couchsurfing place
Vraiment, il y a du monde extraordinaire sur couchsurfing, j’adore ce système. Je me cherchais un endroit pour être hébergée 2 semaines, et Raquel m’a proposé de venir chez elle. C’est super bien situé, pas loin de Chapel street. La maison est drôle, ses fondations sont toutes croches et ya aucun plancher qui est au niveau. Its like walking as if you were drunk, but sober! Hehe.  Raquel est américaine de LA d’origine mexicaine, qui vit avec 2 colocs, Patrick et Gaby. Ils sont super sweet. Patrick et moi sommes passés la voir à son travail, Luna Park (mini parc d’attraction près de la mer) et elle nous a donné des passes gratuites. Les manèges ne rivalisent pas du tout avec la Ronde, mais c’était tout de même le fun. Avant-hier, les trois ensembles on est aussi allés voir les pingouins, à la tombée de la nuit, tout au bout du quai de St Kilda. Hier on est allés marcher près de la beach, et il y avait des blacks swans dans la mer.

Je cuisine beaucoup pour mes hôtes, pour les remercier. Ils ne travaillent pas beaucoup et ont pas beaucoup d’argent pour la bouffe, donc ils apprécient beaucoup. J’ai fait un huge pâté chinois, de la salade tex-mex, du poulet glacé à l’érable, des crêpes, des cupcakes…Ce matin j’ai fait des crêpes. Question de gouter une dernière fois au sirop d’érable avant de m’en aller en Asie.

Getting thing sorted out
J’avais prévu de passer 2 semaines à Melbourne, pour planifier ce que j’allais faire ensuite et travailler un peu.  Je songeai à aller soit au désert ou sur la east coast. Le désert avait l’air intéressant, mais c’est aussi le chemin pour y aller (conduire des milles sans rien) qui y est pour une grosse partie de l’aventure. Mais bon le gaz est tellement cher. Et depuis Melbourne je ne suis pas positionnée stratégiquement. Puis faudrait aussi jme trouve quelqu’un ayant un char, de confiance.  Bref ca couterait cher et c’est complexe pour un paysage que j’ai quand même pu voir un peu avec mon trip dans l’outback. La east coast me tentait pour les belles plages, le surf et le snorkling. Vous ne me croirez peut-être pas, mais en 5 mois de voyage je suis allée seulement 3 fois à la plage me baigner dans de l’eau chaude.  C’est définitivement ça que je veux. Mais pas au prix australien, plutôt à celui de l’Asie. Bali, here I come! Le départ se fera le 27 avril. Aller simple pour Bali. Nice.

Marsupiaux australiens

Kangourous
Symbole de l’Asutralie, les kangourous sont partout. Dès que vous sortez des villes, le long des routes, faut garder l’œil ouvert, surtout à la tombée de la nuit. Ils traversent souvent la route en petits groupes de 2 à 4 individus. Pas question de conduire la nuit, vous en frapperez immanquablement. Ceux qui habitent dans l’outback par exemple possèdent de gros pare chocs sur leur voiture. Les touristes peuvent visiter plusieurs parcs payants, un peu partout dans le pays, où c’est possible de les approcher et de les nourrir. Les kangourous que j’ai vu sont plutôt gris et assez petits. J’ai entendu que dans le désert ils pouvaient être roux et beaucoup plus gros. Les kangourous et les wallabies adorent se faire gratter la gorge et le cou. Ils ADORENT vraiment, c’est drôle à voir.

Wallabies
Les wallabies sont en fait des genre de mini kangourous. Par contre ce sont des animaux plutôt solitaires. Ils se laissent approcher facilement, même en liberté (près des parking de visiteurs, certains touristes doivent les nourrir). Victor m’a dit qu’au animal shelter ou il travaillait, les wallabies sont généralement plus espiègles et joueurs que les kangourous. Il y a beaucoup de wallabies en Tasmanie (j’en ai vu sur toutes les randos), mais presque pas de kangourous.

Wombat
Les wombats sont des animaux nocturnes. C’est très rare de les voir durant le jour. J’en ai vu en Tasmanie, à Craddle Mountain. Et la fin de semaine passée, je suis allée camper au Wilson Promontory à 3h de Melbourne et il y en a un qui est venu me voler une brioche au chocolat, pendant qu’on était assis sur une bâche. Ils se promènent calmement, sont très silencieux. Suffit de leur parler un peu fort et de les tasser avec le pied et ils s’en vont. Ils sont pas nerveux du tout. J’en ai pris un dans mes bras, c’est pas très doux, plus comme du poil de chien. Ils ont la peau vraiment épaisse. Faut pas garder la bouffe dans la tente parce que ils passent à travers avec leurs dents et leurs griffes. Ils creusent très bien et peuvent aussi facilement faire des tunnels pour passer en dessous des clôtures. C’est pour ça qu’en captivité, il y a du béton autour du plancher de leur enclos.

Quolls
Les quolls sont des chats marsupiaux, je les ai seulement vus en Tasmanie, la nuit. J’ai été surprise de constater que plusieurs Australiens ne savaient même pas ce qu’un quoll était. Leurs yeux flashs, jaunes dans la nuit, comme ceux des chats.

Diables de Tasmanie
Ce sont des plus grands marsupiaux carnivores. La Tasmanie est le seul endroit au monde où on peut les trouver. Je n’en ai pas vu de sauvages, ceux-ci sont plutôt dans la pointe nord ouest de l’ile. Il y en a quelques-uns près de Craddle Moutain, parait-il. Une maladie ravage la population depuis quelques années : un cancer de la face, transmissible. Il y a 12 ans, il y avait 200 000 individus, présentement il n’en reste que 30 000. C’est 82% de la population qui s’est éteint avec ce fléau qui a commencé à l’est et s’étend vers l’ouest à raison de 7km par an. Heureusement il y a 22 centres de conservation à travers le pays, qui s’occupe de regénérer la population. Les diables vivent de 7 à 8 ans en captivité et seulement 5 ans dans la nature. Ils vivent en espèce de groupe désordonné sans structure sociale. Ils sont amusants à regarder, se chicanant pour un rien, criant et se mordant le derrière. Ils sont pas très beaux par contre, avec leur grosse queue dégarnie et leur dos scratchés à cause des batailles. Par moment ils se trainent aussi le derrière par terre de façon étrange, pour marquer leur territoire.

Koalas
J’ai déjà parlé des koalas, que j’ai vu sur la Great Ocean Road. Aller voir mon post si vous voulez en savoir plus. Il n’y a presque pas de koalas en Tasmanie.

Animal Shelter
Les marsupiaux qui se font frapper par des voitures peuvent parfois avoir des bébés dans leur poche. En été, ceux-ci peuvent survivre jusqu’à 2 jours dans la poche, et 18 heures en hiver. De généreuse personnes au cœur solide vérifient les poches des animaux qui viennent de se faire frapper afin d’y récupérer les bébés et de les ramener dans leur animal shelter où ils seront nourris et soignés jusqu’à temps qu’ils puissent être relâchés.

Cradle Mountain

C’est spécial revenir ici après près de 2 semaines. Au tout début du voyage on avait tenté de venir à Cradle, mais on avait laissé faire étant donné du bad weather (pas question d’intenter la randonnée lorsqu’il fait 6 et qu’il pleut!). On a donc attendu, revérifier le weather plusieurs fois, on s’est même acheté des vêtements plus chauds et enfin, nous voilà. On entame donc la randonnée vers Cradle Moutain. Un couple dans la cinquantaine nous suit de près, on se met à jaser. Ils sont de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Une fois de plus je me dis que moi aussi, lorsque je serai dans la cinquantaine, je veux être encore assez en forme pour monter des montagnes, comme eux. Ils nous suivent de pas très loin. Le début de la rando est grise, dans les nuages. On ne voit absolument rien autour de nous. Ça parait que c’est un chemin touristique, car il est très bien entretenu (tout le contraire du mont Amos ; le couple nous suivant l’a fait, lui aussi, et nous confirme que pour eux aussi ce fut le cauchemar!). On marche, on marche. Ça monte. On arrive à un point de vue, mais le ciel lourd de nuages ne nous permet pas de voir bien loin. Le chemin se transforme en une giga pile de gros rochers, entassés les uns sur les autres, avec des pôles pour indiquer le chemin une fois de temps en temps. C’est ça le chemin?! Comme Victor le dirait, on ressemblait à des fourmis se promenant sur du concassé ¾ (ou sur des assez grosses roches, pour les illettrés de la construction, as myself). Mettons qu’il fallait regarder où on allait parce que les trous étaient aussi nombreux que les rochers. Pas à entreprendre avec des enfants disons. Soudainement, les nuages enveloppant la cime de la montagne se dissipe, et le ciel bleu apparait : wow! Les pics acérés de la montagne émergent enfin, ça donne une ambiance magique, et on peut voir loin, très loin. Les lacs bleus bleus. Ça valait vraiment la peine d’y être revenus.

De Hobart à Craddle Moutain

On est en train de conduire vers Mt Field. Soudainement on voit un gros nuage de fumée blanche. Un feu. Un gros feu. Il nous arrive de sentir de la fumée quelquefois autour de nous, mais c’est la première fois que je passe à côté d’un si gros feu contrôlé. Les Australiens en allument de temps en temps afin de prévenir les feux sauvages (pas la maladie, le vrai feu sauvage :P). Étant donné qu’il ne reste plus rien à brûler dans cette zone, le feu ne peut pas y prendre.

Mt Field
De très belles chutes dans ce parc. Une chance que Victor passe autant que moi à faire des tonnes de photos avec des vitesses, des white balance et des isos différents, parce que disons que c’est le genre de chose auquel on peut des fois (trop) s’attarder. Bien contente d’être tombée sur quelqu’un qui trippe rando et photo.

De très grands arbres également dans ce parc. Grands grands. Le plus grand fait qu’on a vu faisait 79 mètres. Le plus grand qui y ait jamais poussé faisait 98 mètres. Détrompez-vous ce ne sont pas les plus grands de la planète, ceux-ci sont en Californie (111 mètres). Mais reste qu’ils sont vachement impressionnants.

Lake St-Clair
Ce qui m’a marqué le plus de cette région ne fût pas le lac, mais la faune qu’on y retrouve le soir tombé…Ca fourmillait de partout! Cinq opposums qui descendent de l’arbre à côté de nous et rôdant alentour de notre glacière, trois wallabies sautillant, quatre quolls qui courent, les yeux brillant dans le noir. J’avais déjà vu des tonnes de wallabies (surtout en randonnée), et quelques opposums, mais des quolls! C’est assez rare. Ce sont des petits chats marsupiaux, au pelage tacheté.

La randonnée sur le Mt Rufus fut intéressante, même si très ennuagée. C’est la première place en Australie où j’ai pu voir de la neige! (déjà sur le sol, en larges plaques). On était bien contents de s’être bien préparés parce que le sommet fut gris, pluvieux et venteux. Et le chemin du retour ne fut pas trop évident. Mais tout s’est arrangé et le soleil est revenu pour la fin de l’après-midi.

Queenstown

Queenstown est une ville minière sans grand intérêt. Et comme toutes les villes minières, le passé est un peu triste (condition des mineurs). Les paysages lunaires qui l’entourent  nous ont impressionnés, ça ne ressemblait à rien qu’on a vu en Tasmanie à date. Roche blanche, rose, orange. Canyon-esque. Chose random qu’on a remarquée, il y avait énormément d’abeilles partout. Fallait vraiment faire attention parce que généralement on en avait 4 à 5 autour de la voiture.  Ah oui, et le gaz était cher (1.64$) mais toutefois moins qu’à Cradle (1.74$!!)

Henty Dunes
Généralement les personnes s’attardent plus à Strahan (ville touristique, située à 12km au sud). Les Henty Dunes sont des dunes de sable bordant l’océan, faisant jusqu’à 30 mètres. Ça aurait été la place idéale pour faire du sandboard, il y avait de plus larges dunes plates sur lesquelles j’aurais osé m’aventurer, mais vu qu’il avait plu le matin les dunes étaient collantes donc impraticables. Dommage.

Hobart

Sur le chemin vers Hobart nous sommes allés rapidement jeter un coup d’œil aux quelques points de vue au début de la Tasman Peninsula. La plupart des gens vont jusqu’à Port Arthur, ou il y a une prison à visiter, témoignage du passé lorsque les british utilisaient la Tasmanie pour leurs prisonniers. Étant plus orientés vers le plein air et surveillant notre budget on l’a skippé. Toutefois ça vaut la peine de vous mentionner que la Tasmanie a été colonisée en 1803, craignant une invasion des Français. Entre 1803 et 1853, 60 000 prisonniers ont été ainsi shippés sur l’ile. Après entre 7 et 14 ans d’emprisonnement, ils étaient ensuite libérés et avaient droit à une part de terre.

La première vue sur Hobart, en provenance de l’ouest, est saisissante : un immense pont moderne, surplombant des baies, bordées de montagnes, avec des centaines de petites maisons nichées un peu partout dans les collines. Hobart est une belle ville, ça nous faisait un peu penser à Québec. 300 000 habitants, des rues quelques en pente, deux petits quartiers ou se trouvent les restos et cafés, quelques bâtiments modernes (Jerry, j’ai pensé à toi en voyant l’université, avec des fenêtres courbées), un port et un accès facile à tout ce qui est plein air. Surtout le mont Wellington, à seulement 15 minutes de voiture, il est possible d’y faire de splendides randonnées, en se perdant dans les nuages et en croisant de la faune. On y a d’ailleurs rencontré notre premier serpent! Ne vous inquiétez pas, il est passé 5 mètres devant nous, traversant le chemin. Les serpents mordent seulement si vous pile dessus ou si vous les coincez dans un coin. Suffit de garder l’œil ouvert, surtout près des petites dunes de sable près des plages ou dans le bush, près des roches empilées avec des trous en dessous. On pense que celui qu’on a vu était un Tiger Snake. Il y a trois types dans ce coin : tiger snake, whip snake et copper head, pas de brown snake. Ils sont tous venimeux. La végétation sur le sommet du mont Wellington nous a charmé par son ambiance de Noel : du lichen blanc semblable à de la neige, une multitude de petits buissons aux feuilles vertes foncées et lustrées, comme du houx, ornés de petits fruits rouges, roses et mauve, tels des boules de Noel. On avait pas trop prévu d’itinéraire pour la rando, on s’est ramassés un peu au hasard sur la trail de –snake plains- (pas de serpent sur celle-là), et on a dû sauter de roches en roches car il y avait trop d’eau et se frayer un chemin à travers les buissons piquants (raison pourquoi mettre des pantalons longs en Australie).  On a terminé la rando un peu plus loin que prévu, et, merci aux généreux automobilistes de Tasmanie, on a trouvé un lift revenir à la voiture. Faut dire qu’en Tasmanie on a fait 2 fois du pouce, pour revenir au point de départ où était stationnée la voiture, et chaque fois on a été pris assez vite, par des gens de la place. Ils sont très généreux J

Autre personne très généreuse qu’on a rencontrée : Warren. Par l’entremise de couchsurfing, il nous a hébergés 3 nuits. Ça faisait du bien une douche et un vrai lit après tout ce temps. Il avait 43 ans, c’est un ancien historien ayant eu son propre groupe de rock qui possède maintenant son café autour de Battery Point, nommée -Environs- (http://www.environs.biz/ ). Il l’a lui-même rénové, fait le design intérieur, les menus, ça a du style, entre épuré et un peu graffiti. Il nous a invité à venir souper, un soir, on avait le resto juste à nous (car il ne sert pas de souper).  Une généreuse assiette de chili, miam! Avec un cidre à la poire, super! Ça fait différent des pâtes et des noodles. Warren nous a même accompagnés lors d’une soirée salsa, lors de laquelle j’ai montré aux deux garçons leurs premiers pas de salsa, je crois qu’ils ont bien aimé vu qu’ils comptent y revenir.

Autour de Hobart on en a également profité pour aller visiter 3 wineries (Victor y était jamais allé). Mais bon c’était beaucoup mieux avec Roger, car il connaissait non seulement le vin, mais aussi les personnes qui le servaient. Quoique la fille ultra dynamique et le comptoir coloré de Puddle Duck (www.puddleduckvineyard.com.au )  nous ont bien plus.  On est aussi allés voir le pont de Richmond, mais bon, ya pas de quoi écrire plus d’une ligne sur ça. Le samedi nous sommes allés jeter ou coup d’oeil au Salamanca Market. Boutiques de tous genres : artisanat mettant en vedette les animaux australien. Fudge à la menthe, à l’orange, au gingembre, au coconut, vert, rose, arc-en-ciel. Une garde-robe entière (casquettes, tshirt, manteaux, boxers, etc) à l’effigie du Diable de Tasmanie.  Des fruits et légumes aussi chers qu’au IGA (3.50$ pour un brocoli?). Notre séjour s’est conclu par un shopping à Salvos (boutique de l’Armée du Salut, il y en a dans toutes les grosses villes) afin de s’équiper pour la west coast, qui pouvait être froide et pluvieuse.

Victor

J’ai rencontré Victor à l’Aide du from Australie Australia il y a un peu plus de 2 semaines.Étant donné que j’ai passé 24 heures sur 24 avec depuis ce temps, je pensais qu’une mini liste de bullet points à son sujet était de mise.

  • Victor a 23 ans, mais parait un peu plus vu qu’il est barbu.
  • Victor peut aussi avoir l’air d’un détenu à cause de cette même barbe
  • Victor aime les articles textuels non linéaires
  • Victor a un besoin d’hydration insatiable suite à la récente perte de tous ses cheveux
  • Victor a des tshirts qui font dur
  • Victor ne mange pas le jaune d’œuf, mais il mange le blanc
  • Victor n’aime pas le fromage
  • Victor a été animateur de radio en Ontario, et a étudié en radio
  • Victor a deux jeunes frères
  • Victor vient de Chicoutimi
  • Victor est plus petit que moi
  • Victor est allé au Burkina Faso il y a deux ans
  • Victor a attrapé deux fois la malaria
  • Victor a le visa de 1 an de travail en Australie, et a passé 2 mois dans un animal shelter à nourrir au biberon des wallabies et à laver des cages
  • Victor a un profil de helpex et de couchsurfing
  • Victor aime Jean Lelou, les Cowboys Fringants, Plume Latraverse et d’autres choses typiquement québécoises du genre
  • Victor parle beaucoup. Je l’écoute 90% du temps :P
  • Victor a une bonne caméra avec 3 lentilles
  • Victor sait reconnaitre une Toyota Supra mieux que moi
  • Victor n’aime pas faire du kayak
  • Victor sent qu’il commence à connaître Rémi puisque je lui en parle assez souvent
  • Victor dit -voiture- au lieu de char et –chaussures- au lieu de souliers
  • Victor me trouve patiente (!!!) ce qui est étonnante puisque je m’étais toujours imaginée impatiente

Wineglass Bay

La Wineglass Bay est l’highlight du Freycinet National Park. On avait décidé de faire la randonnée menant au mont Amos, on nous promettait un beau point de vue…Mais quelle grimpe! Il fallait monter sur des rochers plats, une pente très raide avec quasi aucun point d’appui. Un chemin clairement impraticable si il pleut. À quelques endroits on préféra passer par les côtés, dans les buissons épineux qui nous piquaient les jambes. Ouf, si c’est difficile pour nous, je peux pas imaginer des personnes moins en forme, ou des enfants! Anyway… On arriva donc en haut sains et saufs. La vue du sommet était incroyable! Ça sortait directement d’un livre de voyage! Vraiment, un décor de film. Ça valait la peine de venir en Tasmanie rien que pour voir ça. En plus la lumière était parfaite pour nos photos. Faut dire que Victor a une bonne caméra et est aussi du style à s’arrêter un peu plus longtemps, à prendre des photos, ce qui tombe très bien parce que moi aussi. Après une descente un peu casse-cou (plus sur nos fesses que nos pieds), on allat jeter un coup d’œil au point de vue que tout le monde va. Bof, ça a rien à voir. Faut par contre que je mentionne qu’à ce lookout, qu’on a pris une photo pour un vieux messieu… il avait 83 ans! Wow, si à cet âge je peux encore faire des voyages et des mini randos de 30 min, j’vais être fier en titi!

Mini truc un peu freak qu’on doit mentionner. En redescendant dans le parking, on voir un mot, déposé sur mon banc de voiture. (J’avais encore oublié de barrer la porte, vu que c’est un vieux char faut tenir la poignée sinon elle se débarre). C’était les allemandes! Elles nous -remerciaient- avec sacarsme de les avoir domptées à Lauceston. Mais elles disaient avoir rencontré d’autres great people, alors on se sentit pas si mal. Autre chose doublement freakante : on voulait prendre une douche, après la rando, on s’arrête dans un hostal à 30 min de là… on voit les allemandes à travers la porte patio avant d’entrer! Fuck elles sont partout!

Bay of Fires

Après the Nut, Victor et moi on a pris une décision : se séparer des allemandes. On est convaincus qu’elles aussi sentent que ça ne marche pas. On se sent mal, mais elles se trouveront certainement des personnes avec qui ça cliquera plus, assez rapidement, les backpackers en sont pleins. On les laissa donc à Lauceston. C’était une très bonne décision! Enfin on est libres!

On se dirigea donc vers la rayonnante cote est au ciel bleu (tout le contraire de l’ouest, froid et pluvieux). On fera d’abord un stop à St Colomba Falls, les chutes les plus hautes de la Tasmanie (elles sont beaucoup moins impressionnantes qu’elles sonnent). On passât une nuit dans un camping gratuit d’un ancien village minier, Derby. Celui-ci possédait un ancien tunnel utilisé autrefois. On apporta nos torches et on y découvrit des glow worm (Victor en avait jamais vu).

La Bay of Fires est une baie à l’eau turquoise, au sable blanc et aux pierres rougies par du lichen. Ça fait de très belles photos. Dommage par contre qu’il y fasse pas assez chaud pour se baigner. Le spot de camping (gratuit) qu’on a eu, près de la mer, était vraiment époustouflant. Facilement dans le top 5 de ceux que j’ai eu dans ma vie (les autres sont en Nouvelle-Zélande, le numéro 1 étant au lac Tekapo). Ça m’a rendue toutefois un peu mélancolique, une si belle vue. Lorsque je contemple un paysage qui m’impressionne, je pense à ceux que j’aime (surtout mes parents et ma soeur) et à quel point j’aimerais qu’ils soient à mes côtés pour le voir.