De Hobart à Craddle Moutain

On est en train de conduire vers Mt Field. Soudainement on voit un gros nuage de fumée blanche. Un feu. Un gros feu. Il nous arrive de sentir de la fumée quelquefois autour de nous, mais c’est la première fois que je passe à côté d’un si gros feu contrôlé. Les Australiens en allument de temps en temps afin de prévenir les feux sauvages (pas la maladie, le vrai feu sauvage :P). Étant donné qu’il ne reste plus rien à brûler dans cette zone, le feu ne peut pas y prendre.

Mt Field
De très belles chutes dans ce parc. Une chance que Victor passe autant que moi à faire des tonnes de photos avec des vitesses, des white balance et des isos différents, parce que disons que c’est le genre de chose auquel on peut des fois (trop) s’attarder. Bien contente d’être tombée sur quelqu’un qui trippe rando et photo.

De très grands arbres également dans ce parc. Grands grands. Le plus grand fait qu’on a vu faisait 79 mètres. Le plus grand qui y ait jamais poussé faisait 98 mètres. Détrompez-vous ce ne sont pas les plus grands de la planète, ceux-ci sont en Californie (111 mètres). Mais reste qu’ils sont vachement impressionnants.

Lake St-Clair
Ce qui m’a marqué le plus de cette région ne fût pas le lac, mais la faune qu’on y retrouve le soir tombé…Ca fourmillait de partout! Cinq opposums qui descendent de l’arbre à côté de nous et rôdant alentour de notre glacière, trois wallabies sautillant, quatre quolls qui courent, les yeux brillant dans le noir. J’avais déjà vu des tonnes de wallabies (surtout en randonnée), et quelques opposums, mais des quolls! C’est assez rare. Ce sont des petits chats marsupiaux, au pelage tacheté.

La randonnée sur le Mt Rufus fut intéressante, même si très ennuagée. C’est la première place en Australie où j’ai pu voir de la neige! (déjà sur le sol, en larges plaques). On était bien contents de s’être bien préparés parce que le sommet fut gris, pluvieux et venteux. Et le chemin du retour ne fut pas trop évident. Mais tout s’est arrangé et le soleil est revenu pour la fin de l’après-midi.

Queenstown

Queenstown est une ville minière sans grand intérêt. Et comme toutes les villes minières, le passé est un peu triste (condition des mineurs). Les paysages lunaires qui l’entourent  nous ont impressionnés, ça ne ressemblait à rien qu’on a vu en Tasmanie à date. Roche blanche, rose, orange. Canyon-esque. Chose random qu’on a remarquée, il y avait énormément d’abeilles partout. Fallait vraiment faire attention parce que généralement on en avait 4 à 5 autour de la voiture.  Ah oui, et le gaz était cher (1.64$) mais toutefois moins qu’à Cradle (1.74$!!)

Henty Dunes
Généralement les personnes s’attardent plus à Strahan (ville touristique, située à 12km au sud). Les Henty Dunes sont des dunes de sable bordant l’océan, faisant jusqu’à 30 mètres. Ça aurait été la place idéale pour faire du sandboard, il y avait de plus larges dunes plates sur lesquelles j’aurais osé m’aventurer, mais vu qu’il avait plu le matin les dunes étaient collantes donc impraticables. Dommage.

Hobart

Sur le chemin vers Hobart nous sommes allés rapidement jeter un coup d’œil aux quelques points de vue au début de la Tasman Peninsula. La plupart des gens vont jusqu’à Port Arthur, ou il y a une prison à visiter, témoignage du passé lorsque les british utilisaient la Tasmanie pour leurs prisonniers. Étant plus orientés vers le plein air et surveillant notre budget on l’a skippé. Toutefois ça vaut la peine de vous mentionner que la Tasmanie a été colonisée en 1803, craignant une invasion des Français. Entre 1803 et 1853, 60 000 prisonniers ont été ainsi shippés sur l’ile. Après entre 7 et 14 ans d’emprisonnement, ils étaient ensuite libérés et avaient droit à une part de terre.

La première vue sur Hobart, en provenance de l’ouest, est saisissante : un immense pont moderne, surplombant des baies, bordées de montagnes, avec des centaines de petites maisons nichées un peu partout dans les collines. Hobart est une belle ville, ça nous faisait un peu penser à Québec. 300 000 habitants, des rues quelques en pente, deux petits quartiers ou se trouvent les restos et cafés, quelques bâtiments modernes (Jerry, j’ai pensé à toi en voyant l’université, avec des fenêtres courbées), un port et un accès facile à tout ce qui est plein air. Surtout le mont Wellington, à seulement 15 minutes de voiture, il est possible d’y faire de splendides randonnées, en se perdant dans les nuages et en croisant de la faune. On y a d’ailleurs rencontré notre premier serpent! Ne vous inquiétez pas, il est passé 5 mètres devant nous, traversant le chemin. Les serpents mordent seulement si vous pile dessus ou si vous les coincez dans un coin. Suffit de garder l’œil ouvert, surtout près des petites dunes de sable près des plages ou dans le bush, près des roches empilées avec des trous en dessous. On pense que celui qu’on a vu était un Tiger Snake. Il y a trois types dans ce coin : tiger snake, whip snake et copper head, pas de brown snake. Ils sont tous venimeux. La végétation sur le sommet du mont Wellington nous a charmé par son ambiance de Noel : du lichen blanc semblable à de la neige, une multitude de petits buissons aux feuilles vertes foncées et lustrées, comme du houx, ornés de petits fruits rouges, roses et mauve, tels des boules de Noel. On avait pas trop prévu d’itinéraire pour la rando, on s’est ramassés un peu au hasard sur la trail de –snake plains- (pas de serpent sur celle-là), et on a dû sauter de roches en roches car il y avait trop d’eau et se frayer un chemin à travers les buissons piquants (raison pourquoi mettre des pantalons longs en Australie).  On a terminé la rando un peu plus loin que prévu, et, merci aux généreux automobilistes de Tasmanie, on a trouvé un lift revenir à la voiture. Faut dire qu’en Tasmanie on a fait 2 fois du pouce, pour revenir au point de départ où était stationnée la voiture, et chaque fois on a été pris assez vite, par des gens de la place. Ils sont très généreux J

Autre personne très généreuse qu’on a rencontrée : Warren. Par l’entremise de couchsurfing, il nous a hébergés 3 nuits. Ça faisait du bien une douche et un vrai lit après tout ce temps. Il avait 43 ans, c’est un ancien historien ayant eu son propre groupe de rock qui possède maintenant son café autour de Battery Point, nommée -Environs- (http://www.environs.biz/ ). Il l’a lui-même rénové, fait le design intérieur, les menus, ça a du style, entre épuré et un peu graffiti. Il nous a invité à venir souper, un soir, on avait le resto juste à nous (car il ne sert pas de souper).  Une généreuse assiette de chili, miam! Avec un cidre à la poire, super! Ça fait différent des pâtes et des noodles. Warren nous a même accompagnés lors d’une soirée salsa, lors de laquelle j’ai montré aux deux garçons leurs premiers pas de salsa, je crois qu’ils ont bien aimé vu qu’ils comptent y revenir.

Autour de Hobart on en a également profité pour aller visiter 3 wineries (Victor y était jamais allé). Mais bon c’était beaucoup mieux avec Roger, car il connaissait non seulement le vin, mais aussi les personnes qui le servaient. Quoique la fille ultra dynamique et le comptoir coloré de Puddle Duck (www.puddleduckvineyard.com.au )  nous ont bien plus.  On est aussi allés voir le pont de Richmond, mais bon, ya pas de quoi écrire plus d’une ligne sur ça. Le samedi nous sommes allés jeter ou coup d’oeil au Salamanca Market. Boutiques de tous genres : artisanat mettant en vedette les animaux australien. Fudge à la menthe, à l’orange, au gingembre, au coconut, vert, rose, arc-en-ciel. Une garde-robe entière (casquettes, tshirt, manteaux, boxers, etc) à l’effigie du Diable de Tasmanie.  Des fruits et légumes aussi chers qu’au IGA (3.50$ pour un brocoli?). Notre séjour s’est conclu par un shopping à Salvos (boutique de l’Armée du Salut, il y en a dans toutes les grosses villes) afin de s’équiper pour la west coast, qui pouvait être froide et pluvieuse.

Victor

J’ai rencontré Victor à l’Aide du from Australie Australia il y a un peu plus de 2 semaines.Étant donné que j’ai passé 24 heures sur 24 avec depuis ce temps, je pensais qu’une mini liste de bullet points à son sujet était de mise.

  • Victor a 23 ans, mais parait un peu plus vu qu’il est barbu.
  • Victor peut aussi avoir l’air d’un détenu à cause de cette même barbe
  • Victor aime les articles textuels non linéaires
  • Victor a un besoin d’hydration insatiable suite à la récente perte de tous ses cheveux
  • Victor a des tshirts qui font dur
  • Victor ne mange pas le jaune d’œuf, mais il mange le blanc
  • Victor n’aime pas le fromage
  • Victor a été animateur de radio en Ontario, et a étudié en radio
  • Victor a deux jeunes frères
  • Victor vient de Chicoutimi
  • Victor est plus petit que moi
  • Victor est allé au Burkina Faso il y a deux ans
  • Victor a attrapé deux fois la malaria
  • Victor a le visa de 1 an de travail en Australie, et a passé 2 mois dans un animal shelter à nourrir au biberon des wallabies et à laver des cages
  • Victor a un profil de helpex et de couchsurfing
  • Victor aime Jean Lelou, les Cowboys Fringants, Plume Latraverse et d’autres choses typiquement québécoises du genre
  • Victor parle beaucoup. Je l’écoute 90% du temps :P
  • Victor a une bonne caméra avec 3 lentilles
  • Victor sait reconnaitre une Toyota Supra mieux que moi
  • Victor n’aime pas faire du kayak
  • Victor sent qu’il commence à connaître Rémi puisque je lui en parle assez souvent
  • Victor dit -voiture- au lieu de char et –chaussures- au lieu de souliers
  • Victor me trouve patiente (!!!) ce qui est étonnante puisque je m’étais toujours imaginée impatiente

Wineglass Bay

La Wineglass Bay est l’highlight du Freycinet National Park. On avait décidé de faire la randonnée menant au mont Amos, on nous promettait un beau point de vue…Mais quelle grimpe! Il fallait monter sur des rochers plats, une pente très raide avec quasi aucun point d’appui. Un chemin clairement impraticable si il pleut. À quelques endroits on préféra passer par les côtés, dans les buissons épineux qui nous piquaient les jambes. Ouf, si c’est difficile pour nous, je peux pas imaginer des personnes moins en forme, ou des enfants! Anyway… On arriva donc en haut sains et saufs. La vue du sommet était incroyable! Ça sortait directement d’un livre de voyage! Vraiment, un décor de film. Ça valait la peine de venir en Tasmanie rien que pour voir ça. En plus la lumière était parfaite pour nos photos. Faut dire que Victor a une bonne caméra et est aussi du style à s’arrêter un peu plus longtemps, à prendre des photos, ce qui tombe très bien parce que moi aussi. Après une descente un peu casse-cou (plus sur nos fesses que nos pieds), on allat jeter un coup d’œil au point de vue que tout le monde va. Bof, ça a rien à voir. Faut par contre que je mentionne qu’à ce lookout, qu’on a pris une photo pour un vieux messieu… il avait 83 ans! Wow, si à cet âge je peux encore faire des voyages et des mini randos de 30 min, j’vais être fier en titi!

Mini truc un peu freak qu’on doit mentionner. En redescendant dans le parking, on voir un mot, déposé sur mon banc de voiture. (J’avais encore oublié de barrer la porte, vu que c’est un vieux char faut tenir la poignée sinon elle se débarre). C’était les allemandes! Elles nous -remerciaient- avec sacarsme de les avoir domptées à Lauceston. Mais elles disaient avoir rencontré d’autres great people, alors on se sentit pas si mal. Autre chose doublement freakante : on voulait prendre une douche, après la rando, on s’arrête dans un hostal à 30 min de là… on voit les allemandes à travers la porte patio avant d’entrer! Fuck elles sont partout!

Bay of Fires

Après the Nut, Victor et moi on a pris une décision : se séparer des allemandes. On est convaincus qu’elles aussi sentent que ça ne marche pas. On se sent mal, mais elles se trouveront certainement des personnes avec qui ça cliquera plus, assez rapidement, les backpackers en sont pleins. On les laissa donc à Lauceston. C’était une très bonne décision! Enfin on est libres!

On se dirigea donc vers la rayonnante cote est au ciel bleu (tout le contraire de l’ouest, froid et pluvieux). On fera d’abord un stop à St Colomba Falls, les chutes les plus hautes de la Tasmanie (elles sont beaucoup moins impressionnantes qu’elles sonnent). On passât une nuit dans un camping gratuit d’un ancien village minier, Derby. Celui-ci possédait un ancien tunnel utilisé autrefois. On apporta nos torches et on y découvrit des glow worm (Victor en avait jamais vu).

La Bay of Fires est une baie à l’eau turquoise, au sable blanc et aux pierres rougies par du lichen. Ça fait de très belles photos. Dommage par contre qu’il y fasse pas assez chaud pour se baigner. Le spot de camping (gratuit) qu’on a eu, près de la mer, était vraiment époustouflant. Facilement dans le top 5 de ceux que j’ai eu dans ma vie (les autres sont en Nouvelle-Zélande, le numéro 1 étant au lac Tekapo). Ça m’a rendue toutefois un peu mélancolique, une si belle vue. Lorsque je contemple un paysage qui m’impressionne, je pense à ceux que j’aime (surtout mes parents et ma soeur) et à quel point j’aimerais qu’ils soient à mes côtés pour le voir.

Rocky Cape + the Nut

Le jour suivant je suis allée rencontrer Victor, le Québécois qui allait être mon compagnon de voyage pour le reste de mon voyage en Tasmanie. Le premier contact est facile, on connecte assez bien vus qu’on est québécois. On va chercher deux autres filles allemandes à l’aéroport, avec sa voiture. On décide d’aller vers Craddle Mountain, l’attraction principale en Tasmanie. Les filles sont pas trop trop jasantes, faut vraiment que je leur pose des questions sinon elles diraient rien. On arrive dans le parc, il pleut.  On aperçoit un wombat qui traverse la route devant un campervan. Aussi plus tard on en verra un autre, Victor et moi, caché dans un tronc d’arbre. Et aussi une sangsue sur notre tapid de voiture! On va vérifier le weather au visitor center : pluie pour les 5 prochains jours. Argg. La dame nous indique qu’au nord et à l’est il fera certainement meilleur : c’est là qu’on va! Mon Lonely vante Table Cape et the Nut ; vamos!

On a conduit vers l’ouest, sous une température instable oscillant entre soleil et pluie. À Table Cape on apercoit un beau phare blanc, surplombant l’horizon. Ensuite à Rocky Cape National Park on fera une courte balade sur une crète longeant la côte. Les montagnes vertes aux roches blanches, une eau claire turquoise et une plage bordée de pierre orangées, wow! Dommage que l’eau soit si froide, il parait que c’est un bon spot de snorkling. On se dirige ensuite vers the Nut, village entouré deux plages et d’une petite montagne à la montée on-ne-peut plus raide. Une pente si abrupte qui décourageait même le plus téméraire des enfants avec sa carpet en hiver  -  Victor dit. Il y a même un télésiège pour les paresseux.  En haut, un point de vue 360 degrés vous attend, wallabies et papillons en bonus. Worth it.

Ces trois jours, on a campé (on a 2 tentes doubles) dans la nature,  cachés sur une route secondaire. Victor et moi on se rend compte assez vite que les filles manquent d’organisation, d’initiative et sont pas trop sociables…Faut toujours leur dire de fermer leurs sacs (le char est hyper loadé et ça devient rapidement un bordel). Ça me fait drôle de passer mon temps à dire à d’autres de se ramasser et de fermer leurs trucs, habituellement c’était Rémi qui me le répétait sans cesse. Les filles ne vérifient jamais que les sangles n’y soient pas, avant de fermer leurs portes. Et plein d’autres petits trucs du genre… Côté achat et préparation de la bouffe, et même du trajet, elles ne disaient rien, se laissant trainer. Victor et moi avions presque l’impression d’être les parents trainant leurs enfants (elles étaient plus jeunes aussi). Elles ne semblaient pas être intéressées le moindre du monde à nous connaitre ou à avoir du fun…

Launceston

Je suis arrivée à l’aéroport de Launceston lundi matin. Lors de mon arrivée j’appelle Victor, celui que je suis censée rejoindre..oops, ca l’air qu’on s’est mal compris, il devait arriver demain! En fait, ca fait mon affaire, j’ai fait le party assez tard hier avec la gang de Français de Melbourne (comme les 2 autres nuits auparavant!) et j’ai pas dormi de la nuit. Ca me donnera l’occasion de me reposer + voir la ville. Je prends une navette (15$) vers la ville et j’abouti dans un backpacker (22$). Je me mets à jaser avec une des deux filles dans ma chambre, Janelle, une américaine de Denver. Je connais pas grand-chose de Denver, à part qu’il nous ont pris les Nordiques(!). Elle est vraiment fine, et je connecte bien avec elle, dommage qu’elle parte de la Tasmanie dans 2 jours.

Après une sieste et une collation (ils ont pas détecté mes fruits dans mon big backpack, même s’ils sont interdits dans cette province, chut!), j’invite Janelle à aller voir Cataract Gorge. C’est tout près, à distance de marche de l’hostal, et parait que c’est à voir. On s’aventure sur le sentier qui grimpe, et on aboutit sur une gorge avec un lac, un pont suspendu et une longue promenade suspendue, en bois, longeant les parois, wow! Vraiment vraiment étonnant, incroyable que ce sont tout juste à côté de la ville. J’ai jamais vu un jardin -urbain- tel quel, on dirait qu’on est loin loin de la ville. On a croisé deux paons en plus.  Ça me fait vraiment du bien d’être avec quelqu’un d’autre que Rémi et de simplement aller voir des choses sans se chicaner ou se poser trop de questions. Dommage qu’elle finisse son voyage en Tasmanie après-demain.

Melbourne

Melbourne

StKilda est un des endroits populaire à Melbourne. Bordé par la mer, avec un jardin et deux rues principales avec des restos. Je suis allée avec Remi puisqu’il s’était fait dire que c’était le spot de kite en ville. La plage n’est pas super belle (vue sur un port industriel pas trop loin), mais elle est très longue et shallow, alors c’est parfait pour le kite. L’eau était très claire, j’y ai vu des petits poissons gris et j’ai trouvé une étoile de mer beige et mauve J.

J’ai passé un après-midi à magasiner avec une fille de couchsurfing, Ghill, elle avait les cheveux rouge, possédait une petite voiture très bordélique et était vraiment fine.  En chemin, elle est passée par les artères principales de la ville, me montrant un stade (ressemblant à un nuage en miroirs) et d’autres  bâtiments importants. Ce qui m’a le plus marqué toutefois ce sont les 6 jets rouges que j’ai vu passer dans le ciel à l’occasion du Grand Prix. Wow! Ils sont si proches, c’est fou! Je me suis acheté un petit top blanc avec des oiseaux au BigW (Big Wollsworth, genre de Wal Mart) et un peu de make up. Ça change toujours les idées et ça aide au moral à magasiner. En plus elle était très sweet. Elle m’a amené dans deux quartiers très vivant avec des tonnes de boutiques vraiment  intéressantes. Il y en a une, Dotti (http://www.dotti.com.au/ )  qui devrait vraiment être au Canada, j’avais presque envie de m’acheter des trucs et de les faire shipper… :P On est aussi arrêtées a un certain centre d’achat possédant une grosse horloge dans sa place centrale, et qui à chaque heure s’ouvre et laisse entrevoir un mini show d’oiseaux et de pantins bougeant et chantant une musique typique patriotique australienne.

En fait je n’ai pas vu beaucoup Melbourne. Rémi en a vu plus de moi, il est allé grimper une tour avec une vue sur toute la ville. Il est aussi allé passer un après-midi à danser la salsa (avec entre autres la championne mondiale de salsa, il tiendrait à ce que je vous le dise). Moi de mon côté je suis restée tranquillement à la maison, j’ai travaillé sur un contrat web que j’ai pour une compagnie de Blainville (www.whoisedi.com). Je refais l’interface de leur application en ligne. Le client est très content, il a dit : « Isabelle tu es une génie! C’est encore mieux que tout ce que j’ai pu imaginer! ». Toujours le fun de recevoir ce genre de feedback J

On est restés 5 jours dans une maison avec des français et des belges. On était 12. Mathieu (un putain d’enfoiré de connard de ta mère, scuzer), Élodie (bien charmante, j’espère la revoir), Quentin (Superman), Cathelyne (autre demoiselle), Julien (le party animal), Marco (celui que j’avais contacté à l’origine sur couchsurfing), Alex, Anabelle (la blonde de 38 ans), Aaron (le fils du proprio, australien, juif et vraiment intelligent), Philou (gentil, il ressemblait un peu à un cousin de Rémi). Une belle gang, bien du fun, et du partying assez intense les trois derniers jours. (Et un ménage perpétuellement à refaire, il y a trop de monde). Les personnes avaient tous le visa 1 an de travail. Quelques garçons travaillaient pour une compagnie de déménagement  au branding assez spécial : ils sont vêtus de lycra rose et noir… totalement l’antithèse de ce que des déménageurs ont l’air habituellement! Il parait qu’ils ont beaucoup de clients gais, pas étonnant! C’était la première fois que je me faisait autant de fun avec des français. On a écouté un dvd d’un comique vraiment –marran, François Damien, qui trappe les gens dans des situations incroyables. Autre chose spéciale, tout le monde avait un laptop alors il y avait en permanence 12 laptops avec filage et prises internationales qui trainaient dans la cuisine – salon. Sans compter les smartphones, les caméras. Le soir, les 12 sur nos laptops, on dirait qu’on était en train de hacker une banque :P

La Great Ocean Road

La Great Ocean Road est ultra ultra touristique. Mais c’est qu’elle est également ultra ultra belle. La route d’une centaine à l’ouest de Melbourne offre des panoramas incroyables d’immenses rochers sculptés par le vent et l’érosion. Habituellement les touristes se louent une voiture pour la parcourir ; plusieurs affiches rappellent le fait qu’il faut conduire à gauche en Australie, au cas où ceux-ci n’y penseraient pas. (Il parait que des accidents arrivent souvent). En plus des somptueux points de vue, on a également pu voir des dauphins, à l’horizon, jouant et sautant hors de l’eau.

Un autre highlight de cette route est certainement le Cap Otway, ou il est possible d’observer les koalas. Il y en a vraiment partout, des dizaines! Ils sont si rares dans les autres régions, c’est étonnant qu’ils soient si faciles à voir ici. Perchés dans le V de deux branches, ils somnolent, se retournant de temps en temps. Je ne comprends vraiment pas comment ils font pour garder leur équilibre… Saviez-vous que les koalas ne mangent que les feuilles de certains types de gumtree. Ces feuilles sont tellement toxiques qu’ils doivent en manger une tonne pour avoir un tant soit peu de nutriments.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Koal

Les Grampians

Le Lonely classait les Grampians parmi les 10 meilleurs parcs du pays.  Il ne se trompait pas.  Le parc est situé à quelques heures à l’ouest de  Melbourne et il est facilement parcourable en voiture régulière (pas comme les Flinders Range, trop grand et plus accessible en 4×4). On a fait de belles balades, notamment à the Pinnacle, au Mt Difficult et à Hollow Mountain. On a vraiment été impressionnés, je m’attendais pas du tout à ça. Les formations rocheuses étaient vraiment incroyables, avec des pics arrondis partout. On se sentait carrément sur un plateau de tournage. C’était digne des canyons de l’ouest américain. En plus il y avait plusieurs petits lézards un peu partout, et la température était de notre côté. Et on a croisé quelques kangourous et wallabies sur la route. Les points de vue sont vraiment époustouflants puisque les montagnes coupent drastiquement en falaises abruptes qui laissent voir les plaines et la route à la terre jaune orange par laquelle on était passés auparavant. Et il n’y avait presque personne, c’était étonnant d’un endroit si beau et si facilement accessible. J’en ai reparlé par la suite à plusieurs personnes à Melbourne, et personne ne connaissait (normalement tout le monde s’en tient seulement à la Great Ocean Road).

Petit bémol. On a vu des choses incroyables lors de ces excursions. Toutefois mon cœur et ma tête n’y étaient plus vraiment. Je passais la moitié de mon temps à tourner dans ma tête ce qui allait advenir de nous. C’était comme si j’avais eu un écran gris en face de moi qui m’empêchait de réellement apprécier ce qui m’entourait (que ce soit Rémi ou le paysage).