Les wineries d’Adélaide

On a eu la chance de tomber sur quelqu’un de très intéressant, gentil et disponible à Adélaide : Roger, habitant dans une maison avec son flatmat Ben. Il nous a accueillis un peu plus d’une semaine, nous invitant à visiter plusieurs wineries, à partager les repas, à passer une nuit sur un house boat et nous accompagnant un peu partout.

Le climat sec et chaud du Sud de l’Australie est parfait pour le vin. Celui-ci provient de 3 régions : Adealaide (Barrossa Valley, Adelaide Hills, Clare Valley), Sydney (Hunter Valley) et Melbourne (Yarra Valley). Nous sommes allés visiter les tasting rooms de six wineries des environs, soit : Napenthe, Petaluma, Laughing Jack, Rockford, Villa Tinto, Penfolds. Les dégustations sont gratuites et vous pouvez gouter chaque fois environ une dizaine de vins (se vendant de 17 à 65$ la bouteille). Généralement les personnes qui vous servent sont très sympathiques, jasantes et semblent vraiment aimer leur travail. C’est peut-être aussi parce qu’on arrivait déjà avec un contact (Roger connaissait plusieurs d’entre eux). Le messieu de Vila Tinto, un argentin assez âgé, a été particulièrement charmant et généreux, nous fournissant nous seulement en vin, mais aussi en biscottes, fromage et saucisson…et nous offrant 3 bouteilles de vin en partant!

Wow! Rémi et moi ne sommes pas de grands connaisseurs dans le domaine, loin de là! Rémi a toutefois appris assez vite les keywords, et au bout de la sixième pouvait presque discuter avec la bairmaid de la teneur de celui-ci en tennants ou de la rondeur de celui-là. Hehehe. Il a malgré tout été démasqué lorsqu’il a demandé si le vin qu’il tenait à la main pouvait devenir meilleur en le laissant rester 15 ans…c’était un blanc! Leçon numéro 1 : Ce sont principalement les vins rouges qui sont fait pour vieillir. Et ils doivent avoir été créés dans cet esprit. Vous ne pouvez pas juste prendre le premier vin qui vous tombe sous la main, l’oublier 40 ans et l’ouvrir en espérant y trouver un miracle. Enfin, c’est possible mais faudrait être très chanceux. Roger a fabriqué lui-même quelques bouteilles il y a 13 ans : la moitié est crap et l’autre moitié est très bonne…ça a l’air assez random. Un autre tip pour avoir l’air d’un connaisseur : prendre la coupe par la tige (sinon la chaleur de la main fait réchauffer le vin). Ensuite faire tourner le vin sur lui-même dans la coupe, y mettre son nez (le plus profond possible) et finalement en boire une petite gorgée, qu’il faut garder dans sa bouche en faisant entrer de l’air tout en faisant un drôle de bruit.

Roger en savait vraiment beaucoup sur le vin et a même déjà travaillé dans le domaine. Chez Penfolds, il nous a même fait faire un petit tour des tinques et installations. Comme vous le savez surement, le vin blanc vient du jus pressé des raisins qui ont fermenté. Et pour faire du vin rouge, on ajoute les peaux des raisins lors de la fermentation, et voilà! J’étais surprise de voir que le vin fermentait dans des espaces en béton recouverts de parrafine et non en métal. Une fois que le vin y est déposé, on recouvre le tout de planches de bois. - Hmm and what about bugs? –Well. There are bugs everywhere here. They just get turned into wine as well.-Hmm. Uggh. C’était également étonnant de l’entendre discuter avec les différents propriétaires, ils connaissent par cœur le climat des 20 dernières années! Oh yeah, 1998! That was a magnificent year! Winter was cool and wet and summer hot and dry. Avoir une winery est une affaire de famille. Beaucoup ont appris sur le tas avec les années, mais récemment il est aussi possible de faire un degree dans le domaine. Avoir une winery sonne fancy et source d’argent, mais en fait c’est d’abord une job pour les passionnés, et pour le moment pas aussi payante qu’on pourrait le croire (ex : 60k). Ça a quand même l’air assez cool comme lifestyle.

Flinders Range

Nous avons fait un petit détour par les Flinders Range avant d’atteindre Adélaide. J’avais prévu de parcourir en entier le parc, lorsque je regardais la carte, mais en fait tout est bien loin ici en Australie. Surtout lorsqu’on n’a pas de char 4×4. Aussi ya le fait qu’il fait chaud en titi dans le désert, et qu’à dormir pas trop bien dans le char, ça nous assomme assez vite. Bref les randos et visites ne sont pas aussi faciles qu’en NZ, mais c’était quand même intéressant. La veille on a dormi dans une rue de terre à côté d’un champs : en plus des classiques lapins, on y a aperçu 2 grosses chouettes blanches! Elles se sont envolées vers nous, pendant un moment ça m’a fait penser au début de Labyrinth.

On a marché jusqu’à une grotte rupestre décorée de peintures orangées et rougeâtres, de mains et de tridents. Dommage qu’il n’y avait pas de panneau informatif, on aurait bien aimé savoir combien de milliers d’années elle avait. Or not. On est toujours suspicieux de l’authenticité de ces grottes datant avant de l’avènement de M. Cook.  Sur le chemin, en plus de croiser des perruches vertes et de petits lézards de différentes sortes, on a pu voir plusieurs types de fourmis. Non seulement les voir mais aussi les sentir…ouch! Les bull ants ont tendance à monter sur vos souliers dès que vous restez en place. Et elles mordent. Pas ultra douloureux, mais juste assez pour que ça dérange.

Ensuite, à  bord de notre bebimobile, nous nous sommes enfoncés sur une longue route  aride menant à un très beau point de vue sur la chaîne de montagnes. Very nice. On est assez satisfaits de notre char. Malgré son âge avancé (1995), son moteur a l’air plus clean que ma propre voiture (2002). Le gouvernement exige que les véhicules soient vérifiés et réparés avant d’obtenir la REGO et de prendre la route, therefore on a la conscience assez tranquille.

Roadtrip dans l’outback

Après avoir gonflé les pneus et fait le plein d’huile et de gaz, nous sommes donc partis vers Adélaide, là où le soleil rayonne. Pour la première vraie fois, j’ai pris le volant dans un pays étranger sur une bonne distance; c’est tout de même plus de 15 heures de char, alors faut se relayer. Il pleuvait toujours et encore lors de notre départ. Au fur et à mesure qu’on s’avançait vers l’ouest, on arrêtait dans les stations-services faire très souvent le plein (les distances sont grandes, vaut mieux pas être pris au dépourvu) et s’informer des conditions routières. On était tellement déterminés à s’en aller qu’on l’aurait bien fait d’une traite, toutefois les conditions (routes floodées) et les animaux (kangourous actifs la nuit) demandaient qu’on s’arrête. On a dormi dans des trucs stops, s’éveillant entourés d’une dizaine de 18 roues. Faut dire que les parcs ici sont bien équipés : plaque chauffantes au gaz (style BBQ) gratuites, toilettes publiques, même des stations de gym en plein air.

Au fil qu’on avançait la végétation changeait : d’abord des arbres, puis des buissons, puis juste de l’herbe et du sable rouge. La première fois que j’ai aperçu ma première boule de foin roulant au vent (oui oui comme dans les westerns!) j’ai eu un immense sourire. Et un encore plus grand sourire lorsqu’on a croisé des kangourous et des émeus, traversant la route. L’-outback- était beaucoup moins désertique et beaucoup plus vert qu’on s’y attendait, à cause des pluies, mais au moins ça avait un bon côté : la faune était plus active.  On a aussi vu un renard (brun foncé, gros comme un loup). Également de très beaux oiseaux noirs et vert fluo. Et des chèvres, mais je crois qu’elles étaient domestiques et égarées. Je dois vous confesser que je crois avoir bien malgré moi, avoir écrasé deux mini grenouilles. C’était elles ou nous.

On a fait un stop rapide par Broken Hill (ville minière), mais comme il pleuvait toujours, on a simplement continué. Jusqu’à ce qu’on arrive à la frontière de South Australia. Ou il fallait absolument avoir mang nos fruits et légumes avant d’y entrer. Pour les fermiers je crois. Ils ne veulent pas qu’on amène des bibittes dans leurs plantations. On s’est donc parqués sur le côté et on a englouti la tomate, les bananes et les pommes qu’on avait. –Ça serait tellement drôle qu’en fait, t’arrive là et que ce soit une joke du ministère de la santé, t’incitant à manger plus de fruits! Mais bon ce ne fut pas le cas. Le douanier nous confisquât nos onions (on est cheap mais on serait pas allés jusqu’à les manger crus quand même :P)

Big Wet à Brisbane

De la pluie. Des orages. Des thunderstorms la nuit. Encore de la pluie. Des routes -floodées-. Des maisons encore une fois sous la flotte. Des milliers de personnes réfugiées dans des centres. Des écoles fermées. Les plages pleines de débris. Des animaux un peu partout (vaches sur terrain de golf?). De la pluie qui ne finit pluie. Et ce n’est que le début parce que la wet season durera encore au moins un mois, voire deux. Merde exactement pendant la période de notre voyage c’est tu poche ça? On checke le weather forecast : sur 10 jours rien que de la pluie, des orages et des thunderstorms. L’art d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Le gars à la radio l’a dit, cette année ce sera une Big Weat. –Did it began like this, last year? Je demande à notre host (habitant à Beachmere). – Well, kinda. Il me répond avec un sourire. Lui ca l’inquiète pas trop, il est habitué à la température et à ce que l’accès à sa maison soit floodé durant cette saison. L’an passé les pluies ont été particulièrement torrentielles ; les flash floods ont eu raison de plusieurs centaines de vies et de milliers de demeures. Rémi et moi sommes allés au Musée gratuit à Brisbane, il y avait une expo sur le sujet. Ce qui nous a marqué le plus : un vidéo de secours en hélicoptère et la partie ou les visiteurs partageaient leur histoire en l’écrivant sur un bout de papier affiché. Un couple avait écrit un témoignage touchant sur la mort de leurs amis. Ouff.

Dès la seconde journée de notre arrivée a Brisbane on s’est mis d’accord sur la nécessité d’avoir un char ; ça permet tellement plus de liberté. On a conclu qu’en acheter un valait mieux qu’en louer un. C’est moins cher et en plus on est libre quant à la date et lieu sa revente. Nous avons donc acheté une Toyota Camry station wagon 1995 de deux allemands, après une rapide visite au garage. Pour 2500$. La REGO (registration) est bonne jusqu’au 19 mars. Si on décide de le garder après cette date faut seulement aller payer un 300$ (qu’on ajoutera au montant de la revente). On espère pouvoir le revendre au même prix ; et même si on le vend 1000$ de moins, ça va quand même seulement nous avoir couté 1000$ à 2 pour 2 mois de voyagement. On était bien contents de finalement avoir un char. Ça nous a permis d’aller visiter l’Alma Park, ou on a pu voir nos premiers kangourous et les nourrir à la main. Normalement on peut aussi toucher aux koalas, mais c’était au moment de notre visite interdit à cause des dernières fortes pluies qui leur ont apporté trop de stress. On est aussi rapidement passé s voir les Glass House mountains, au nord, petits pics pointus enveloppés dans les nuages. Ça nous a bien plus, par contre le weather, toujours pluvieux, nous enchantait beaucoup moins.

–Ok, on est à Brisbane. On a un char. Il pleut tout le temps. Et ça va pas s’améliorer, on fait quoi maintenant? –Mautadit, j’aurais dû écouter mes parents, ils m’avaient avertie, même avant d’arriver en Australie qu’il y avait des inondations. Mais tsé je me disais que surement que c’était des trucs localisés, pendant une courte période, je me douterais pas que c’était dans 2 provinces en entier pendant 2 mois! J’ai jamais été confrontée à ça de ma vie, je ne pensais pas que c’était aussi intense. Je m’en veux de ne pas avoir pris ces avertissements au sérieux. Mais tsé en même temps c’est tout nouveau ce phénomène, depuis l’an dernier seulement que les wet seasons sont aussi drastiques. Il n’était même pas écrit dans mon Lonely (datant de 2009-2010) d’éviter à tout prix cette période. – Ok ben qu’est-ce qu’on fait maintenant? On va à Adelaide, y fait soleil… – Ben ça va nous couter plus que 1000$ de gaz! –Hmmm ben alors on reste ici, on se pogne un Helpex, on reste là 1 mois et lorsqu’il fera beau on ira jusqu’à Cairns. –Hmm ouin. Anyway tu voulais travailler sur ton site. Et comme ça tu serais proche de Noosa pour aller faire du kite. – Oui parfait. *La nuit passe*. Je me réveille en passant à tous les trucs que j’avais noté à voir dans cet immense pays. Au fait que je vais surement venir ici seulement 1 fois dans ma vie. –Argg je sais pu trop pour Noosa. Je sais pu ce que je veux faire… Tsé me semble que je viens juste d’arriver ici, j’aurais envie de voir plein de choses, et là on s’en va hiberner 1 mois en attendant que ça devienne peut être beau. – Ben branche-toi, moi je m’en fou ce qu’on fait. Toi on dirait que peu importe ce qu’on fait tu vas pas être contente. –Arggg je sais pas! Si seulement je pouvais revenir en arrière et prendre un avion pour Adelaïde au lieu de Brisbane! – Bah tant qu’à y être pourquoi on n’est pas restés 1 mois de plus en NZ. –Bah ça sert à rien d’en rajouter… -Ok facke qu’est-ce que tu veux faire, ça me rend vraiment malheureux de te voir si découragée. – Je sais pas, je suis surtout fru envers moi-même de pas avoir vérifier tout ça avant. – Bon ben fuck that alors on revient à Montréal. –Arggg come on.

C’est pas évident être 24h sur 24 ensemble tout le temps, pas étonnant qu’il y ait des frictions… Surtout lorsque la température ruine tout que la frustration et le découragement mutuel s’installe. Nos amis qui ont déjà fait le même genre de trip nous avaient prévenus que c’était difficile pour le couple. Surtout que j’avoue que j’ai tendance à stresser facilement et que je veux que tout soit parfait. Cette aventure est un bouleversement d’émotions qui plonge notre relation dans un questionnement profond et met la force de celle-ci au défi. Puisse notre amour triompher dans la tempête. Amen.

Blue Mountains

Situées à deux heures de train de Sydney, les Blue Moutains sont facilement accessibles. Les 3 sisters, formation rocheuses constituée de 3 pics, est l’attraction la plus touristique du parc. Plusieurs personnes débarquent à Katoomba, et vont directement au Scenic World, ou il est possible de prendre un train ou un funiculaire pour les voir. Mais si vous avez de bonnes jambes aussi bien y aller à pied. J’ai pris mon courage à deux mains, et suis descendue tout en bas, sur un chemin infesté de brown snakes et d’araignées mortelles. C’est ce à quoi je m’attendais, je suis bien en Australie, non? En fait les serpents ne se tiennent pas sur le chemin, et encore là, ils attaquent seulement si vous les coincez dans un coin et se sentent menacés. Les araignées, et bien ça il y en avait plusieurs, mais bon, on les spotte d’avance et il y en a seulement une sorte de dangereuse. Et si jamais l’impossible se passe, vous avez 4 heures pour vous rendre à l’hôpital. Ce qui fait que les morts sont très rares (1 par année dans le pays en entier). En fait vous risquez plus de mourir d’une noix de coco qui vous tomberait sur la tête que d’un serpent. Par contre je n’ai pas hâte de faire de la randonnée dans la rainforest, il parait que les sangsues sautent littéralement sur vous! Par seulement sur vos jambes mais aussi elles grimpent dans les arbres et tombent sur vous si vous frôlez des feuilles. ARGG. Ce n’est pas étonnant que j’aie fait un cauchemar le lendemain que Mariebelle m’en ait parlé. Coudonc, je garderai mon sel pas loin.

Les Blue Moutains ne ressemblent à rien que j’ai vu auparavant. Un petit look ouest américain, avec des pics en plateaux stratifiés, de roche blanche et orangée. Le climat est spécial, il est plutôt aride en haut, avec des arbrisseaux et lorsque vous descendez dans la vallée entre les montagnes il devient tropical, avec des fougères et de nombreuses chutes ainsi qu’une panoplie de cris d’oiseaux, de celui imitant la sonnerie de vélo à celui ressemblant à un cri de singe. À la fin de ma randonnée, j’ai croisé un Français, Nicolas, voyageant seul. Finalement je suis allée souper avec et le lendemain on s’est dit qu’on irait faire la rando du canyon ensemble (c’est plus safe et plus le fun). J’ai dormi rapido dans un CS ou étaient déjà 3 filles, 2 francaises. Après avoir manqué notre bus vers Blackheat, Nicolas et moi avons décidé de faire du stop, un gentil couple dans la cinquantaine nous a ramassés. En débarquant, Nicolas croise un groupe d’Australiens habitant la région et avec qui il avait passé Noel en Tasmanie : tout un hasard, le monde est petit! Le chemin dans le canyon était super, le chemin bordé de rochers à la mousse verte flash et parsemé de nombreuses petites chutes illuminées des rayons du soleil, faisant paraitre le tout enchanteur. Dommage que Rémi ne soit pas là. Une fois retournés à la station de train (grâce aux amis de mon ami), rendue dans le train… je croise les filles qui étaient à mon CS : double hasard! On débarque à Katoomba, on marche dans la rue en attendant notre train vers Sydney…je crois Steve le québécois que j’avais rencontré avec Rémi deux jours avant : triple hasard! Coudonc, je connais absolument personne dans ce bout du monde, et finis quand même par tous les recroiser!

Situées à deux heures de train de Sydney, les Blue Moutains sont facilement accessibles. Les 3 sisters, formation rocheuses constituée de 3 pics, est l’attraction la plus touristique du parc. Plusieurs personnes débarquent à Katoomba, et vont directement au Scenic World, ou il est possible de prendre un train ou un funiculaire pour les voir. Mais si vous avez de bonnes jambes aussi bien y aller à pied. J’ai pris mon courage à deux mains, et suis descendue tout en bas, sur un chemin infesté de brown snakes et d’araignées mortelles. C’est ce à quoi je m’attendais, je suis bien en Australie, non? En fait les serpents ne se tiennent pas sur le chemin, et encore là, ils attaquent seulement si vous les coincez dans un coin et se sentent menacés. Les araignées, et bien ça il y en avait plusieurs, mais bon, on les spotte d’avance et il y en a seulement une sorte de dangereuse. Et si jamais l’impossible se passe, vous avez 4 heures pour vous rendre à l’hôpital. Ce qui fait que les morts sont très rares (1 par année dans le pays en entier). En fait vous risquez plus de mourir d’une noix de coco qui vous tomberait sur la tête que d’un serpent. Par contre je n’ai pas hâte de faire de la randonnée dans la rainforest, il parait que les sangsues sautent littéralement sur vous! Par seulement sur vos jambes mais aussi elles grimpent dans les arbres et tombent sur vous si vous frôlez des feuilles. ARGG. Ce n’est pas étonnant que j’aie fait un cauchemar le lendemain que Mariebelle m’en ait parlé. Coudonc, je garderai mon sel pas loin.
Les Blue Moutains ne ressemblent à rien que j’ai vu auparavant. Un petit look ouest américain, avec des pics en plateaux stratifiés, de roche blanche et orangée. Le climat est spécial, il est plutôt aride en haut, avec des arbrisseaux et lorsque vous descendez dans la vallée entre les montagnes il devient tropical, avec des fougères et de nombreuses chutes ainsi qu’une panoplie de cris d’oiseaux, de celui imitant la sonnerie de vélo à celui ressemblant à un cri de singe. À la fin de ma randonnée, j’ai croisé un Français, Nicolas, voyageant seul. Finalement je suis allée souper avec et le lendemain on s’est dit qu’on irait faire la rando du canyon ensemble (c’est plus safe et plus le fun). J’ai dormi rapido dans un CS ou étaient déjà 3 filles, 2 francaises. Après avoir manqué notre bus vers Blackheat, Nicolas et moi avons décidé de faire du stop, un gentil couple dans la cinquantaine nous a ramassés. En débarquant, Nicolas croise un groupe d’Australiens habitant la région et avec qui il avait passé Noel en Tasmanie : tout un hasard, le monde est petit! Le chemin dans le canyon était super, le chemin bordé de rochers à la mousse verte flash et parsemé de nombreuses petites chutes illuminées des rayons du soleil, faisant paraitre le tout enchanteur. Dommage que Rémi ne soit pas là. Une fois retournés à la station de train (grâce aux amis de mon ami), rendue dans le train… je croise les filles qui étaient à mon CS : double hasard! On débarque à Katoomba, on marche dans la rue en attendant notre train vers Sydney…je crois Steve le québécois que j’avais rencontré avec Rémi deux jours avant : triple hasard! Coudonc, je connais absolument personne dans ce bout du monde, et finis quand même par tous les recroiser!

Sydney

Sydney, Sydney. Dans ma prochaine vie, j’aimerais être née ici. Des plages partout. Le surf et le snorkeling à 15 minutes de marche. Plein de cafés et de bars en effervescence. Le soleil. Wow, quand on vit ici, pas besoin de prendre de vacances autre part. Des oiseaux multicolores (lorikeet) volant partout. D’énormes chauves-souris dans les arbres du Botanical Garden. Le parc, situé au centre-ville, est énorme et gratuit. Les gens travaillant pas trop loin viennent y pique-niquer. Le centre-ville est propre, les buildings ont un look moderne. Le transport en commun est bien développé (quoi que un peu cher). Des stations de trains un peu partout dans la ville, le réseau s’étend assez loin en banlieue. Les bus passent très souvent. Des ferrys partent à chaque demi-heure reliant les autres banlieues au port.  Scott, le chum de la fille qui m’hébergeait (Mariebelle), le prend à chaque matin. Un charme. Pas trop stressant comme façon de se rendre au travail. En plus, c’est possible parfois d’apercevoir des dauphins et baleines. En se rendant au travail. Incroyable.

En plus, le monde est beau à Sydney. Des filles blondes joggant. Des gars bronzés allant surfer avec leur 6 pack. C’est dans la culture des Sydneysiders d’être sportif : en 1 seule journée j’ai vu plus de joggeurs que dans ma vie entière à date. Il y a des walkway sur le bord des plages, et même des stations d’exercices à l’extérieur. Avec des bancs, des pôles et des instructions sur comment faire l’exercice. Gratuitement, dehors, sur le bord de la plage. Wow. Lors de ma seconde journée à Sydney, je n’ai pas pu résister, fallait que j’aille jogger. Je suis partie vers 10am, peut-être un peu trop tard… Je suis revenue 40 minutes plus tard, en méga sueur, les yeux piquant de crème solaire qui avait dégouliné. Il fait si chaud et c’est tellement humide que c’est presque comme courir dans un sauna. Ouff. La journée suivante, je suis allée rencontrer Mariebelle, une amie d’un collègue vivant à Sydney. Je l’ai accompagnée à un cours assez intense de yoga. Elle aussi cours et fait du vélo et son chum est passionné de surf. J’ai essayé un peu le surf, j’étais bien surprise que ça puisse se pratique dans de l’eau pas trop creuse. Et j’ai assez d’équilibre, alors je crois bien réessayer lorsque l’occasion se présentera.

Le hightlight de Sydney est bien évidemment l’Opéra House. Construite en 1973 par un architecte danois, la salle de spectacle impressionne peu importe l’angle sous lequel elle est observée. Ça vaut la peine d’aller la voir (comme la tour Effiel) de matin et de soir. Le revêtement extérieur est fait de millers de petites tuiles de céramique blanche vernies, c’est pour ça qu’elle reflète si bien la lumière. Le mieux pour l’observer est de prendre le ferry, on obtient ainsi la vue classique, avec l’eau et le pont en arrière. Sublime. J’ai également eu la chance de visiter l’intérieur du monument, étant donné que je m’étais booké un spectacle : the illusionists. Mes hôtes me l’avaient conseillé et j’aime bien les magiciens. C’était une -team- de plusieurs magiciens : the mentalist, the escapist, the gentleman, the clown, etc… C’était bien, mais j’aurais aimé que les numéros soient un peu plus impressionnants, il y eu plusieurs trucs classiques (cards, cups, ropes, birds..). Ce qui m’a le plus impressionnée c’était au tout début, lorsque the grand illusionist a fait disparaitre une genre de caravane de cirque avec un faux cheval. Aussi, -the inventor- lorsqu’il a fait voler des objets sans y toucher. Mais encore là, j’étais loin, fallait je le regarde sur l’écran…Le numéro ou –the escapist- a refait le numéro de Houdini dans l’eau était quand même intense. Scott m’en a reparlé plus tard lorsque je suis revenue à la maison. –Us surfers scan keep our breath up to 4 minutes.  Bon bon, ok ce n’était pas si hot que ça alors. Au moins ça m’a permis de voir l’intérieur de l’Opera House ; c’était bien beau, quoi que plus petit que je pensais.

Je voudrais terminer en remerciant la généreuse Mariebelle, qui m’accueillit cette semaine dans son appartement de Manly. Grace à elle j’ai pu assister à un spectacle d’un groupe de Sydney, futures stars mondiales, en plus de gouter à du kangourou. Et comment c’était le kangourou? Hmm un peu comme un steak de bœuf, mais plus rouge et un peu chewy. Je croyais que ça gouterait plus fort, comme du chevreuil, mais en fait c’est plus comme entre le bœuf et le porc.

Ah oui, chose random, saviez-vous que ACDC, les Bee Gees et Cate Blanchet étaient Australien?

 

Nouvelle-Zélande: conclusion

Les plus
• Les possibilités de randonnées infinies
• L’accueil des nouveaux-zélandais
• Notre set up de camping (vive car rental village)
• La facilité de voyager (parc nationaux bien organisés, langue)
• Le vin pas cher (6$ bonne bouteille)

Les moins
• Le cout de la vie (surtout le gaz et les activités)
• Les sandflies (ça pique longtemps…..)
• Les fish and chips (tsé, un poisson frais, ça peut se manger autrement que frit)
• La température (surtout à Abel Tasman)

Les wow
• Lake Tekapo avec le mont Cook en arrière
• Le Tongariro Alpine Crossing
• L’expérience dans les fiorland (fishing, bateau, Noel)
• Abel Tasman (lorsqu’il fait beau)
• Le mont Taranaki
• Le paysage des 3 sisters se reflétant sur le sable noir
• La randonnée sur le bord des falaises a Bay of Islands

En bref
En tant qu’amateurs de plein air, on a adoré la Nouvelle-Zélande. On a trouvé qu’en deux mois on a senti qu’on avait seulement pu effleurer le pays. On a passé très vite l’ile du sud. Avoir eu un mois de plus aurait été bien…Mais bon, être restés 3 mois, on se serait surement aussi dit la même chose!

Conduire en NZ

D’abord, conduire à gauche. Remi fut le chauffeur désigné pendant notre voyage (merci bebi). Moi je regardais les maps et les trucs à voir pendant ce temps. Mon copain s’est assez vite ajusté à la conduite à gauche, si bien qu’il disait maintenant que ça serait conduire à droite qui lui ferait bizarre! Au début, il est facile de se mélanger entre le clignotant et les wippers : les leviers sont inversés. Heureusement que notre voiture était automatique, parce qu’avoir la transmission de l’autre cote aurait été tout un ajustement. La priorité entre les véhicules nous a étonné par moments, certaines fois on nous laissait passer lorsque ce n’était pas du tout notre tour (ex : on tournait et la personne continuait et elle s’arrêtait au lieu de continuer). Ce qui était mélangeant, c’était surtout en tant que piéton, faut faire gauche-droite-gauche au lieu de droite-gauche-droite. La chose qui n’aide pas c’est que, pour indiquer la priorité, le symbole est une flèche inversée au sens que la voiture vient (??). Même encore maintenant en Australie, lorsque je traverse la rue, je prends le temps d’analyser le coin en pointant une à la fois la voie que je dois vérifier.

Ensuite, faut dire que les routes sont très belles en NZ, rien à voir avec le Québec. De magnifiques paysages, aux collines verdoyantes, centaines de moutons ou alors aux falaises plongeant vers la mer. Sur l’ile du sud les chemins sont plus directs, mais sur l’ile du nord, oh la la, faut s’armer de patience, et souvent de courage pour les nombreux tournants (ex : surtout pour la Forgotten highway vers Taranaki) . Chose étonnamment stupide, la limite de vitesse est la même sur les autoroutes (100kmh) peu importe si elles sont droites ou courbes.  –Ils conduisent en malades! Remi n’arrêtait pas de dire.

Autre chose, celle-là beaucoup plus intelligente, les voitures doivent absolument se faire vérifier chaque année. Sur tous les parebrises sont affiches des autocollant attestant que le  TOW (Test of Warranty) annuel a été effectué. Idée brillante, surtout lorsque vient le temps de louer une automobile, ça nous met davantage en confiance. Parce que les véhicules loués, il y en a en titi en NZ. Les camping-cars (ex :Britz, Juicy) sont très nombreux. Les Wicked campervans ont un look spécial, les minivans arborent toutes un dessin unique soit très beau ou très intense fait de spraycan. ; impossible de les manquer. De notre côté, on était bien contents de notre location sans tag, qui ne paraissait pas être loué.

Autres éléments random sur la conduite. Il y a beaucoup de roadkills d’opossums. C’est très difficile de capter la radio, les ondes se rendent difficilement et étonnamment il y a autant de musique sur l’AM que le FM. Il y a une seule route à péage, au nord d’Auckland, qu’on doit payer en ligne. Finalement, les ponts sont tous une seule voie : faut attendre que l’autre passe, ensuite on peut y aller.

Bouffe en N-Z

Disons qu’il n’y a pas de grand dépaysement ce de côté. Le même genre de restos que chez nous : des fastfood (McDo, Buger King, Dunkin..) sinon des restos indiens, chinois, thai, mexicains, de sushis ou de kebab. Il y a également de nombreux shops de fish n chips partout dans le pays. Les N-Z sont de grands amataurs de fish n chips ; même dans le resto paraissant un peu fancy, il faut porter attention parce que sinon vous vous retrouverez par défaut avec un poisson frit, même s’il est frais! Les bakery en plus de vendre pains et pâtisseries, offrent des meat pies, tartes individuelles généralement à la viande hachée ou en morceaux, avec fromage ou champignons. Celles- sont généralement bonnes, et à 4.50$, ça bouche un coin pour le midi.

Les desserts offerts dans les pâtisseries sont la plupart des genre de brownies ou carrés au caramel, avec du crémage. Le –lolli  cake- est un exemple de carré typique, au chocolat avec des guimauves multicolores. Les enfants en sont particulièrement friands. La N-Z est le lieu de naissance de la pavlova, fait à base de meringue, de crème et de fruits. Toutefois la version de ma jeunesse, celle de matante loulou, était meilleure que l’originale. Autre dessert celui-là délicieux quoi que cochon : l’ambrosia. Mélange de guimauves, de yogourt, de crème et d’éclats de chocolat. Faut dire que le monde trippe ici lorsqu’il y a de la crème. dans le temps de la guerre, les femmes de la Nouvelle-Zélande + Australie+UK cuisinaient des biscuits qu’elles envoyaient aux soldats, les ANZAC cookies. Faits à partir de gruau et de miel, ils sont assez basic, mais très bons.

Côté boissons, tous nos hôtes de CS buvaient autant (sinon plus) du thé que du café (chose provenant probablement de l’héritage anglais). L’eau potable est, parait-il, est taxée : 0.30$ par 1000 litres. Sur l’ile du nord, on est passé rapidement à travers la ville d’origine du Lemon&Paeroa, boisson gazeuse distribuée maintenant par coke, une espèce de limonade gazeuse avec un léger arrière-gout de coke. Mon ami Manu nous a aussi fait gouté à un jus de fejao, fruit entre la poire et le fruit de la passion ; très bon. Autre chose beaucoup moins bonne : le yeast spread que les kiwis mettent sur leurs toasts le matin… yeurk! Conçue à base de levure, l’amère tartinade noirâtre est un gout qui supposément, se développe. Je vais passer mon tour. Pour déjeuner, côté céréales, LA marque de céréales que tout bon kiwi consomme le matin : les Weet-A-Bix. Ce sont les céréales des All Blacks, la vénérée équipe de rugby nationale. Weet-A-Bix commandite un peu tout, apparait partout, que ce soit sur les bus ou sur les sacs à dos d’écoliers. Rémi adore les Weet-A-Bix. Il dit que ça goûte comme le pablum. Les céréables, des légers flocons dans un pain, se défont immédiatement au contact du lait, ce qui crée une purée de céréales. Moi je trippe pas, je préfère des vrais céréales à une purée fade pour les bébés ou les petits vieux…Faut aussi dire qu’il y a d’autres céréales, très bonnes avec plein de noix et de fruits séchés, celles-là très très bonnes, que Rémi et moi adorons.

Compte tenu du nombre de moutons, ce n’est pas trop étonnant d’apprendre qu’on peut se procurer de leur viande aussi facilement et au même prix que celle de bœuf. Pour souper, on a acheté un steak de mouton, épicé à la menthe, il était très bon. On a également noté quelques élevages de chevreuils sur l’ile du Sud ; cette viande’a est appelée -venison-. Les kiwis sont aussi des amateurs de bacon ; celui ci est vendu en grosses tranches (comme notre jambon) et grillé. Ne vous attendez pas à manger de la viande de lapin ici ; les hares (liêvres) sont si nombreux qu’ils sont considérés comme des -pests-. J’ai tout de même tenu à cuisiner le lapin que Craig avait attrapé en notre compagnie, lorsqu’on restait chez Glen. Heureusement, il l’a vidé pour nous (eurk, une des choses les plus dégeulasse que j’ai jamais senti dans ma vie). À l’aide d’un tutorial youtube Rémi et  moi l’avons coupé. Puis je l’ai fait mariner et finalement cuisiné dans un -stew-. C’était très bon. J’ai amené le plat lors d’un souper avec Terry tous ont étés un peu étonnés que j’amène cela, mais ils ont quand même essayé et trouvé cela très bien. Une dernière chose côté viandes, un peu déstabilisante, au rayons des viandes dans les supermarchés, la viande pour chien est vendue en espèce de gros saucissons, vendue juste à côté des saucisse normales pour humains…disons qu’on peut facilement se mélanger :P

Finalement, il parait que côté bouffe, LA chose à essayer serait un hangi maori. Un endroit ou la nourriture est cuite dans un four à même la terre, typique de la culture maori. Mais disons que à 65$ par personne pour souper, ce n’est pas dans nos priorités..

No photos available right now.

Please verify your settings, clear your RSS cache on the Slickr Flickr Admin page and check your Flickr feed

Abel Tasman

Après avoir fait worker le bas de notre body, on est allés faire worker le haut. Nous sommes allés faire une expédition de 3 jours en kayak de mer dans le parc national de Abel Tasman, situé au nord-ouest, au bord de la mer de Tasman. On en avait tellement entendu parler, par une tonne de personnes différentes. Les photos qu’on avait vues de l’endroit nous faisaient imaginer que c’était vraiment un bout de paradis. On arrive donc à Marahau, après un assez long trajet de voiture. De la route, on peut apercevoir la mer bleue pâle, des gens se baignant; wow ça a l’air trop beau! On arrête au bureau de tourisme, on réserve un package de kayak autonome pour 3 jours, incluant 2 nuits dans des campings DOC (Departement of Conservation). On retourne vers Motueka, pour acheter des provisions. Rémi entend parler québécois l’autre côté de la rue..- Eille, des Québécois! on leur lance. On passât la soirée avec Katrine et Mélanie, deux sympathiques Québécoises travaillant en Suisse depuis 4 ans comme infirmière et en vacance en NZ pour 3 mois. Elles ont le même setup que nous : char  de rental car village, avec le stove (qu’elles ont fait exploser), le bidon d’eau et les matelas. C’est drôle, parce qu’ayant le même setup, on a pu s’aider avec nos problemes mutuels : on a résolu leur problème de bidon d’eau qui coulait pas et elles ont pu nous dire que notre stove était pas setté optimalement. Dommage qu’on les ait pas rencontrées avant!

Jour 1 de notre -expédition-. Le ciel est gris, on se pointe au bureau de location. On passe 1h30 avec Tom, le moniteur, qui explique à nous et à 6 autres personnes comment mettre la jupette et autre trucs techniques et de sécurité. J’avais déjà fait du kayak de mer 1 fois dans le Saguenay, mais ce qui nous attendait fut beaucoup plus intense. Au départ ce n’était pas trop mal, juste le ciel gris et un peu de plus. Par la suite la pluie s’intensifia, suivie de vent et de vagues qui allaient contre nous. On acosta, enfila nos combinaisons imperméables oranges. Ouf. Loin du paradis qu’on imaginait. Oh well (sorry on arrête pas de dire oh well à cause de la toune de katy perry). Le –mad mile- nous demanda particulièrement beaucoup d’énergie. Du vent, des rochers, des vagues. Ouf, la prochaine baie calme était bienvenue. Ne vous inquiétez pas, même avec le plus mauvais temps il aurait rien pu nous arriver ; il y avait des taxis boat partout, tout le temps, aux aguets si jamais des kayakeurs auraient besoin d’aide. Heureusement en fin de journée le temps s’éclaircit et on pu dormir paisiblement dans notre tente.

Pendant la nuit, on se réveilla et on a profita pour aller vérifier l’emplacement du kayak : valait mieux de le remonter, la marée haute étant très haute et la marée basse étant très basse. Le matin on fut agréablement surpris de constater que le ciel était BLEU! Yé! Après un déjeuner aux toasts sur feu de camp on prit le kayak et tout juste dans la baie ou on avait dormi on vit un seal! À moins de 5 mètres de notre embarcation, il tournait encore et encore sur lui-même, paraissant trop heureux J Le ciel était bleu, la mer calme et turquoise, les plages jaune or, les cliffs blanches, des fous de bassan plongeant à 200kmh. Super. Au 2e camping on rencontre un Français, Benoit, vraiment intéressant. Il était en NZ pour un an. Il avait voyagé pendant 7 mois au Canada, allant littéralement partout (De l’Abitibi au Yukon). En se comparant, on se trouvait pas siiii aventuriers que ça. Inspirant.

La dernière journée s’annonçât aussi belle que la première = on décida de partit tôt (surtout pour traverser le mad mile). On avait constaté qu’avant 10h le matin et après 21h le soir, la mer redevenait calme. On revint vers midi à la base. Les personnes furent bien gentilles de nous laisser sécher notre stuff partout. On conlua que la température en était beaucoup pour la beauté de Abel Tasman.. au moins on a eu la chance d’avoir 1 belle journée.