Trindade

J’ai changé 3 fois d’idée ou passer le Carnaval. D’abord à Olinda, avec Paulo. Olinda est une ville coloniale de Salvador, ou il y a un méga carnaval de rua, avec plusieurs blocos (groupes de musique défilant dans les rues sur un camion). Mais la foule est immense, c’est presque dangereux. Et finalement mon ami paraissait occupé et répondait trop lentement à mes message. Je pensais donc aller à Rio. C’est ou est le vrai carnaval, non? J’essais de me trouver un couchsurfing ; tous sont occupés ou fuient Rio pour cette période. Il est rare que les cariocas (personnes habitant à Rio) passent le Carnaval dans leur ville ; il y a trop de touristes, c’est fou et sale. Je me renseigne donc sur les hostals : le moins cher est 70$ par nuit, minimum 7 nuits, pour dormir dans un dorm sale et suffocant de 9 personnes par chambre. Ouff. En fait dans le fond ce que je veux voir c’est juste la parade dans le Sambodrome. Les blocos j’en ai déjà vus quelques uns, dans les rues de Osasco et à la télé… un carnaval de rua sans des amis avec qui le célébrer ca me tente plus ou moins… J’ai donc décidé de suivre Julia et ses amis à Trindade,  village de vancanciers jeunes et hippies, situé entre Sao Paulo et Rio. Camping a 13$ par nuit par personne. Et j’irai à Rio le 16 pour voir la parade. Parfait.

Le village comportant une avenue principale et plusieurs petites ruelles connexes. Trindade fait partie de la province de Rio. Onde as montanhas encontram o mar : ou les montagnes rencontre laOLYMPUS DIGITAL CAMERA mer. Elles sont  trop jolies ces petits collines verdoyantes qui bordent la mer. Toutefois soi vous etes un homme ce n’est pas ce que vous aller remarquer, ce sont les brésiliennes, qui ici, contrairement à Floripa, la plupart les seins refaits. Je dirais 70% d’entre elles. C’est fou tout de même. Au Canada je ne connais personne qui a ca. On voit plutôt ça comme trop fake et une mauvaise façon d’attirer l’attention… (ces ce que mes chums par le passé me disaient, c’est sur qu’il doit y en avoir qui aiment ca). Les femmes brésiliennes ne sont pas les seuls à abuser des petits maillots, les hommes aussi! J’espère que cette mode de speedo n’atteindra pas le Québec. Je m’excuse, mais c’est ben rare que des cuisses poilues de gars ca soit beau.

Un après midi nous avOLYMPUS DIGITAL CAMERAons fait une mini balade dans la fôret pour aller voir une chute : la Cachoeira da pedra que engole (la chute de la pierre qui avale). C’est difficile à expliquer, mais le principe c’est qu’on s’assit et glisse en dessous d’une mini chute entre deux grosses pierres. C’est comme si la chute nous -alvalait-. On abouti en dessous d’une autre grosse pierre plate (avec un bon demi-mètre d’air pour respirer). Et ensuite  faut replonger en dessous pour ressortir. Excitant mais on peut apeurant la première fois quand on ne sait pas à quoi s’attendre. Peut-être aussi légèrement dangereux ; je me suis frappée le visage sur la pierre de gauche à mon entrée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERALe soir, avant de faire la fête sur la plage on peut souper dans un petit stand de pastels (pate frite remplie de fromage et  jambon ) ou de hot dog  completo (avec  trop de stuff à l’intérieure : légumes, mais, fromage, juliennes de patates, etc…). Un drink local rouge à la cannelle s’appelle Gabriela ; le nom vient d’un livre de Bahia, dans le nord du Brésil. La nuit la plage de Trindade est envahie par les jeunes qui boivent et fument, assis autour d’une chandelle, juste à côté des bar de forra . Je suis allée danser à quelques reprises avec des gars. Ils sont rapides en affaire et savez quoi faire et dire pour vous charmer. Yen a qui abusent un peu et  après 1 danse (ou après vous avoir croisé 26 secondes et échangé 2 phrases avec vous) essaient déjà de vous embrasser! Wo!  Et lorsque vous répondez que vous avez un amoureux au Canada ils vous disent Mentirosa! (menteuse!). Ouff  heureusement yen a aussi des normaux qui veulent juste danser, comme moi. Toutefois j’ai réalisé que les brésiliens ne savent pas danser la salsa. Un soir il y avait un groupe cubain, je me mourrais de danser la salsa. J’ai demandé même à 2 gars : personne ne sait danser ca ici… GRR!

Foz do Iguaçu

J’ai adoré ma visite à Foz. Les chutes sont impressionnantes,  mon hôte de couchsurfing était trop gentil et j’ai pu faire les visites avec Patricia, nouvelle amie suisse que j’ai rencontrée en descendant du bus. Il faisait très chaud lors de notre visite, heureusement Patricia avait réservé une chambre dans un hostal ayant une piscine!

Les chutes de Iguacu

_DSC9717Clairement une des merveilles du monde. Je dirais que c’est à peu près comme les chute du Niagara x 275. Du côté brésilien on a une bonne vue d’ensemble, on peut en voir tant, en même temps. C’est fou, partout ou vous regardez il y a des chutes! En plus lorsque vous arrivez il y a plusieurs coatis, genre de raton-laveurs brésiliens, au museau plus allongé et au corps plus fin. Les petits étaient trop m11213_10200603764196120_144702492_nignons! Du côté argentin, là on peut les approcher et ,ouff, ca devient impressionnant. Du point de vue de Garganta del Diablo,  la chute fait 90m de hauteur et 700m de largeur : on pense qu’on a atteint la fin du monde. Le débit d’eau est tellement fort, la chute est si large et haute qu’il impossible de voir le bas. Patricia et moi avons pris part au tour de bateau (12 min) pour aller au cœur des chutes, on sent vraiment la force de la nature c’est fou. Disons qu’il fallait pas que le bateau tombe en panne à cet exact moment :P

Petit bémol. Nous avons fait aller-retour en 1 jour à partir du Brésil. Il a fallu que je paie 75$ un visa argentin pour une visite de seulement quelques heures dans le pays. Également cétait très très crowdé dans le passage pour aller voir Garganta del Diablo, faut croire que tout le monde s’était passé le mot pour venir en même temps. Si vous pensez venir de ce côté, mieux vaut dormir sur place la veille pour arriver les premiers.

_DSC9813Parque das Aves

Habituellement je ne trippe pas trop zoo, mais celui-ci était le fun. La majeure partie des oiseaux sont nés en captivité ou y séjournent de façon temporaire avant de retourner dans la nature. On a pu approcher les toucans de près.

Couchsurfing et bonne bouffe

Carlos était trop gentil et patient. Ils nous emmenait le matin à l’arrêt de bus et nous invitait à manger avec ses amis et la fin de l’après-midiIMG_4213 dans la piscine. Une soirée, on est même allés à une Sorveteria (bar à crème glacée)  qui était fermée et le messieu a ouvert juste pour nous! On était comblés! Il y avait des sorbets à des saveurs exotiques que je ne connaissais pas. J’ai toutefois pas pu résisté à celui de maracuja, il est trop bon. Je ne sais pas comment je vais faire mais il faut que je m’en rapporte au Québec! Le premier soir Carlos avait deux autre couchsurfeuses hollandaises qui repartaient alors il a fait un souper de bœuf stroganoff (c’est la 2e fois je mange ca je crois que c’est typique brésilien). La dernière soirée, Carlos Patricia et moi sommes allées dans une churrasqueria (barbecue). J’étais déjà allée à une à Montréal et j’étais curieuse de voir comment c’était ici. Encore meilleur. Comment ça fonctionne c’est que vous avez de la viande à volonté et un petit carton d’une côté vert et de l’autre rouge. Le serveur va venir vous offrir différentes viandes sur une brochette tant et aussi longtemps que le carton est vert. Il y avait du poulet, du bœuf, du cœur (de poulet ou de boeuf), du poulet avec bacon, du faisan, du lapin… et beaucoup plus. En plus il y avait un bar à salade, riz, légumes, feijao (feves) et un autre mini bar à gâteaux mouillés. Miam! Ah oui et j’oubliais l’abacaxi (ananas) rôti avec cannelle : suc-cu-lent!

Florianopolis

J’ai pris un bus de 16h (100 RS) entre Sao Paulo et Florianopolis. Il était très confo, j’ai même dormi 1-2 heure je crois (moi qui dors jamais dans les transports!). Le chemin était bien passant dans la fôret, à plusieurs endroits il y avait autant de fleurs mauves que de feuilles dans les arbres, c’était trop joli!

Florianopolis est surnommée l’ile magique, avec ses 48 plages on comprend pourquoi. J’y suis seulement restée une semaine, mais ça serait facile d’y passer beaucoup plus, voire d’y vivre.

Sunhouse Backpackers
Priscilla et Gabriel, amis que j’ai rencontrés à Bali, y possèdent un hostal  depuis quelques mois. Sur 3 étages, avec 3 salles de bain, cuisine commune et de la place pour 24 personnes. C’est de la job en titi avoir une auberge de jeunesse! Ils passent leur vie à nettoyer, laver, passer le balais, ramasser ; genre 8 fois par jour!  Je suis sure que lorsque Gabriel dort la nuit il rêve qu’il fait le ménage. C’est comme avoir 24 enfants. Le monde laisse leur stuff partout, des rasoirs dans la douche, de la vaisselle dans le lavabo. Je le nommerai pas mais j’en connais un qui pèterais une crise de cœur après une semaine. Bref en 1 semaine, Priscilla a réussi à m’accompagner un petit 3 heures à la plage et c’est tout. Ah, je les ai aidés avec des trucs sur leur site web et il m’ont fait un rabais de 50% (20RS au lieu de 40). Yé! Si jamais vous venez faire un tour à Sunhouse Backpackers c’est certainement un des meilleurs backpacker à Florianopolis.

En mode relax – local
J’ai profité de cette semaine pour prendre un rythme de vie à la Bali. Travail en avant-midi et plage-amis l’après-midi. Je suis allée à la plage avec une fille brésilienne résidant au même hôtel. Puis un autre ami de Bali, Jao Carlos, m’a fait découvrir quelques endroits, des plages, des points et vue, m’a présenté à ses amis avec qui ont allait souper. Je ne me tenais pas avec lui beaucoup à Bali, c’était une connaissance, mais maintenant je sais qu’il est trop gentil, généreux et il savait tout à fait le genre de choses que je voulais voir. Son amie Fani est devenue mon amie, et si jamais je reviens ici un jour, je resterais chez elle. L’auberge ou j’étais était remplie de filles chilienne, australiennes et d’argentine, mais on dirait que je ne suis pas trop dans un beat d’aller vers les autres backbackpers, je cherche vraiment plus a rester avec des personnes locales, anyway mon portugais ne s’en sort que mieux.  Ah oui et j’ai découvert que le trottoir du  beachwalk longeant la mer était sans doute un des meilleurs endroits au monde ou faire un jogging.

Parc d’animaux protégés
Jao Carlos m’a emmenée à un endroit habituellement fermé au public ; un parc pour animaux protégée. Il a convaincu le garde en disant que je venais du Canada et que j’étudiais les oiseaux. En plus d’être gratuit, c’était très intéressant.

Connaissez-vous des personnes de votre entourage qui ont un perroquet comme animal domestique?  Ce ne sont pas tous les perroquets qui sont importés légalement ou élevés à même le Canada, il y en a plusieurs qui sont importés illégalement. Les éleveurs commencent par faire venir légalement un couple d’araras, puis prétendent qu’ils ont eu des bébés. Mais un couple d’oiseaux qui a 20 bébés par année, c’est louche. En fait ils sont importés illégalement. La personne qui capture le perroquet dans la nature se fait 30 RS, celui qui le transport en camion 400 RS et celui qui le revend au vendeur 4000 RS. Celui qui l’achetera en toute fin peut payer 12000 RS son animal. Le parc contenait des douzaines de volatiles qui ont été sauvés des mains des braconniers et qui attendent d’être relocalisés en Amazonie. Pas seulement des perroquets mais aussi des toucans et des singes.

En plus d’animaux du traffic, le parc abrite d’autres animaux blessés ou malades. Des hiboux et chouettes qui se sont blessées avec des barbelés lors de chasse nocturne. Un gros lapin abandonné par son maitre. Des chiens ayant des maladies de peau. Un phoque, aveugle des deux yeux, pour cause d’une maladie causée par la pollution de l’eau. Il attendait d’être shippé éventuellement dans un zoo. Le garde nous a informés qu’il y a ainsi plusieurs animaux aquatiques du genre qui deviennent aveugles, à travers le monde, à cause de la pollution de l’eau. Triste. Sur une note plus joyeuse, il y avait également un petit groupe de 6 pingouins qui se sont égarés de leur groupe lors de leur dernière migration. Ils resteront au parc jusqu’en juin en attendant la prochaine migration.

…Praias brasileiras!

P1260992Bon bon, j’entends les gars dire –on veut des photos!-. Oui les filles brésiliennes ont des touts petits maillots, mais ce ne sont pas toutes qui devraient en porter! Mais je dois dire qu’il y a un 20% des filles, avec les seins refaits et par conséquent souvent pitounes. Et un autre 20% de noires qui abusent des mèches blondes.

Sinon à propos des plages en tant que telles, en fait il y en a destonnes. Vraiment, il y en a partout, partout. Le Brésil doit être un des pays qui a le plus de plages au monde. P1260976C’est incroyable comme lifestyle. Ca fait penser à la gold coast de l’Australie (que je n’ai pas connue puisqu’elle était floodée, mais parait que ca y ressemble).  L’eau est moins belle et chaude qu’à Bali (mais parait que par moment elle s’éclaicit selon les fronts chauds et froids). Toutefois, il n’y a pas de corail, les vagues sont des beach break, souvent désordonnés.  J’ai essayé 2 fois d’aller surfer, mais ce ne fut pas un succès fou. La première fois, les vagues étaient super fortes, et je n’arrivais même pas à me rendre à l’endroit ou les prendre. La seconde fois les vagues étaient très petites et le vent rendait le tout chaotique…

Le Brésil est un pays développé (économie, emplois, routes, ressources, infrastructures, mode), mais il y encore plusieurs aspects qui font penser à un pays en voie de développement (routes secondaires, corruption) Bref, comme sur plusieurs plages de pays non-développés, les vendeurs viennent à vous. Sans même bouger de votre serviette de plage vous pouvez acheter des boucles d’oreilles, vêtements, tatoos temporaires, churros, desserts au coconut, sarong, crème glacée. Ca me fait penser, sur la plage de kuta à Bali, il y en avait un qui vendait un arc et des flèches. C’était tellement random…

P1291002Avec Julia on est sorties à Bertioga. La première fois dans un show électro (gratuit) sur une grande piste ouverte mais couverte. À la toute fin il y a un gars d’a peu près la moitié de mon âge (genre 14 ans!) qui a essayé d’aborder moi et Julia ; ils sont fous ces brésiliens! Ensuite on est allés à une nuit de funk. J’ai beaucoup aimé la musique, certaines avaient même des chorégraphies. Chose  étrange, il y avait à peu près 4 fois plus de monde dehors, tout juste a côté du bar, que dedans. Ils voulaient profiter de l’ambiance sans payer. Et à les voir ils avaient l’air de bad ass… il y avait 2 filles qui avaient particulièrement pas de classe et qui se shakaient exagérément le derrière devant tout le monde, et le groupe de gars  les regardaient, hypnotisé… yeurk! On est retournées le lendemain au même endroit que le show électro cette fois pour voir un chanteur de samba super connu… dont j’ai oublié le nom. C’était plein de monde, avec plusieurs petites familles. Et tout le monde semblait connaitre les paroles. Je trouvais ca cool qu’il y ait des shows gratuits comme ca, en plein air, comme à Montréal.

Ah oui. Et j’ai appris à faire des cairipinhas de saké. C’est trop bon.  Ca vous prend : du saké froid, du sucre, du jus de lime, de la glace et un fruit coupé et écrasé (kiwi ou carambole).

Cout de la vie au Brésil

L’économie au Brésil va très bien. Le Brésil cultive presque tous ses fruits et légumes (à part les kiwis), produit beaucoup de café et de sucre et possède du pétrole et du gaz.

La famille de Julia travaille et étudie dur ; sa mère a 2 emplois, et Julia, comme son frère, étudie et travaille.  Le cout de la vie est très élevé comparé au salaire. Surtout les transports, le crédit pour parler au cellulaire, la crème solaire… et le MC DO!!

Le salaire minimum est de 700 RS par mois…incroyable. Louer une petit apartement de 1 chambre, à Florianopolis par exemple coute 500 RS.

Pour savoir le prix en dollar, il faut diviser par 2.

  • Pour se rendre au centre de la ville, à partir de Osasco, on doit prendre : 1 bus (3.5 reais) + 1 train (3.5 reais) + 1 metro= 7 RS
  • Un taxi entre Sao Paulo et Osaco : 100 RS
  • Billet de bus Sao Paulo – Florianopolis : 100 RS
  • 1 litre d’essence: 3 RS
  • 1 litre d’ethanol: 2 RS
  • Une bouteille de 2L d’eau : 1.80 RS
  • Une mangue : 2.79 RS
  • Un pain tranché : 3.80 RS
  • Un kilo de pommes : 7 RS
  • Un caipirinha sur la page : 15 RS
  • Une bière dans un club : 8 RS
  • Un bon burger dans un resto normal : 14 RS
  • Un billet de cinéma : 15 RS
  • Un port-clés souvenir : 3 RS
  • Un jus frais dans un resto : 5 RS
  • Un empanada dans le terminal de bus : 5.50 RS
  • Un trio au Mc Do : 20 RS
  • Une paire de sandales Hawainas : 30 RS
  • Une bouteille de crème solaire : 26 RS

Sao Paulo

Julia est venue me chercher à l’aéroport. Ca tombait bien parce que je suis arrivée un samedi matin (à 1am) et ca tombait un jour qu’elle avait le droit de prendre sa voiture. Sao Paulo est une grosse ville de 11 millions d’habitants, à l’urbanisme qui laisse à désirer. Les espaces verts sont rares et le traffic y est tellement intense que, selon le numéro de votre plaque, vous avez le droit 1 jour sur 2 de prendre votre voiture. Peu nombreux sont ceux qui aiment la ville ; on ne choisit pas vraiment d’y vivre, on se doit plutôt d’y vivre puisque c’est ou se trouvent tous les emplois.  Et lorsque vient la fin de semaine on se pousse à la plage.

J’ai rencontré Julia à Bali, lorsqu’elle attendait sa réponse du gouvernement australien pour renouveler son visa (qu’elle n’a pas eu). Elle est de retour temporairement au Brésil jusqu’en juin puis retourne vivre à Perth pour de bon. Son adorable famille m’a accueillie dans son petit appartement de Osasco. Au début sa famille et ses amis étaient inquiets de l’arrivée d’une -canadense- qui parlerait probablement pas trop portugais ; ils ont été agréablement surpris de voir que j’arrivais à assez bien communiquer (70%) et même faire des jokes :) . Sa mae (mère) nous a préparé de bons repas (arroz com feijoada, riz avec fèves et saucisson), du jus de mangue (frais). J’ai découvert le pao de quejo (pain au fromage). J’ai gouté à de la très bonne crème glacée à l’ananas et une autre sorte intéressante… au blé d’inde!! (ok avec des fraises). Le café ici est du vrai café (pas de l’instant coffee, comme en Équateur).

Chuva de pedras
Ces temps-ci il pleut souvent à Sao Paulo. Habituellement 2-3 heures par jour max. Le lendemain de mon arrivée, on dinait tranquillement en famille avec ses deux frères et sa grand-mère, et tout juste après que j’ai posé des question à propos des mots de vocabulaire du genre –ouragan- et -verglas-, il a commencé à pleuvoir et venter super fort. Julia habite au 12e étage alors ca brassait. Il y avait des éclairs et de la grêle à commencer à tomber. Ici il pleut des roches (pedras) lorsqu’il grêle. Après que la tempête ce soit calmée, des hélicoptères sont arrivés pour filmer les environs ; 60 (gros!) arbres avaient été déracinés! Un est même tombé sur une voiture, tout juste en face de chez Julia. Elle avait jamais vu ça!

Sorties à SP

Lorsqu’il pleut à Sao Paulo, il n’y a pas grand-chose à faire qu’allez à Avenida Magdalena et boire. Il y a une quantité énorme de bars, étendus sur 2-3 coins de rue. Ils étaient tous déjà pleins à 5pm! Il y joue de la musique populaire en portugais avec de l’accordéon, de la samba ou du forra. Je suis enchantée d’être loin de Rihanna, Katy Perry et autre crap pop habituellement répandue planétairement.

On est aussi sorties dans un endroit ou il y avait un band live, chantant la samba et du forra. J’ai dansé le forra avec un gros mulâtre, qui leadait trop bien. Les amies de Julia ont été étonnées de voir que je pouvais danser comme elles ; Voce e brasileira, elles m’ont dit! Hihi!

Julia et ses amis m’ont aussi emenée dans une pratique d’une école de samba : trop bien!!  Ca me donnait vraiment un avant-gout du carnaval! La musique, surtout les percussions, était forte et entrainante. Les danseeuse des deux écoles, Camisa Verde et Vai Vai (assez connue),  étaient trop motivées. La plupart étaient noires. En fait même le public était noir. Et habillé assez sexy. En fait, jme sentais comme si j’étais dans une soirée dans le Bronx. J’ai bien apprécié lorsque les petites filles de 6-7 ans ont dansé, une à la suite de l’autre, toutes habillées de vert, elles étaient trop bonnes!

Le toughest départ ever

Ouais. Plus toff que partir de Bali ; qui l’eut crut. Kevin et moi on a habité ensemble 2 mois, on s’est beaucoup attachés. Je suis quand même allée de l’avant avec mon plan. Comme mon institutrice de 3e année avait écrit dans mon bulletin : Isabelle est une fille qui va au bout de ses projets. Et Kevin lui aussi avait son plan d’aller en Australie, je ne pouvais pas briser ca. J’ai donc fait mes valises en ayant le cœur brisé et en me répétant, -je peux pas croire que je fais ca, je peux pas croire que je fais ca… Je m’en vais à l’aéroport, j’attends mon vol, même pas excitée à l’idée d’aller au Brésil. Jme sentais mal. C’est tellement le rêve de plein de monde autour de moi. Mes billets sont bookés, mes amies m’attendent ;  tout est setté pour que je parte et moi j’ai même pu l’envie d’y aller ; trop weird comme feeling…

Je suis donc arrivée, contente de voir Julia, mais toujours triste.  J’imaginais Kevin arriver partout ou j’allais. J’étais même pas motivée à visiter le pays, à aller au Carnaval (célébrer quoi…?).

Bref j’ai passé une semaine à avoir un poids dans le ventre et à avoir l’impression de devenir folle. Kevin vivait la même chose de son côté. Il a décidé de changer son plan de partir travailler en Australie, pour rester avec moi au Canada. Et on partirait en Asie l’hiver prochain. Enfin, ca va mieux. Ca va être long un mois sans se voir, mais au moins j’ai pu de poids dans le ventre.

Mon plan, revu

Le plan est flou. Les meilleurs voyages que j’ai vécus sont ceux dont le plan était flou. Plus de flexibilité, de surprises excitantes, moins de stress.  Au début je pensais passer 3 mois ici, dont 1 mois à Floripa et aller à Salvador. Mais tel qu’expliqué plus haut mettons que j’ai relativement hâte de revenir alors je vais aller voir les choses et personnes essentielles et ca sera ca (pour cette fois).

  • 1 semaine : Sao Paulo et les plages du sud (voir Julia et Felipe)
  • 5 jours: Floripa (voir Priscilla)
  • 3 jours: chutes de Iguazu
  • passer le Carnaval (5 jours) avec ma bonne amie Julia, à Paraty
  • 10 jours : Rio de Janeiro

Je devrais donc revenir à la fin de février!

Les préparatifs pour le Brésil

  • Visa
    Les ressortissants du Canada, États-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande ont besoin d’un visa pour aller au Brésil. C’est ainsi car ces pays exigent un visa pour les brésiliens. Et le prix demandé par le Brésil est le même que le pays demande pour les bresiliens (ex : 81$ pour Canadiens, et je crois 140$ pour les américains). Le visa est valide 90 jours. J’ai pris mon billet de retour pour dans 3 mois, mais si jamais je veux revenir avant j’aurai qu’à payer 200$ plus la différence de prix. Lorsque vous voulez rester plus d’un mois faut présenter une lettre expliquant ce que vous allez faire la bas et aussi démontrer que vous avez des ressources financières.
  • Avertir contacts
    J’ai averti mes amies Julia et Priscilla que j’arrive. Julia vient me chercher vendredi à minuit lorsque j’arriverai. Il parait qu’à Sao Paulo il y a tellement de traffic que les gens peuvent prendre leur voiture 1 jour sur 2 (ex : Julia peut prendre son char le samedi mais pas le vendredi). Avoir un contact sur place qui vient vous cherchez la nuit, dans un nouveau pays, ca vaut de l’or. Je leur apporte des cadeaux pour les remercier, entre autres des trucs typiques a l’érable.
  • Trucs du Québec
    Je me suis rendue compte que j’allais facilement vers les personnes affichant des drapeaux canadiens. Je me suis donc équipée en trucs du Québec : un tshirt de montréal (pas quétaine), une serviette de plage du QC et des écussons Canada-Quebec pour mon sac a dos. Question de m’identifier comme québécoise si jamais d’autres québécois sont des les parages.
  • Assurances
    Je me suis acheté d’autres assurances-voyage (santé seulement), 150 $ pour 3 mois
  • Back up photos / données
    Je me suis fait un back up de mes photos et site sur mon disque dur externe qui est resté au QC
  • Avertir nouveaux clients
    J’avais averti d’avance les 2 clients que j’ai en ce moment que je partais. Ce n’est pas une chose qui se fais sur le fly avec les clients faut les préparer mentalement.
  • Équipement
    Je me suis acheté un fabuleux pèse-bagages. C’est toujours le fun de savoir exactement combien ton bagage pèse avant de prendre un vol. Faut dire que pour ce voyage jai pas packé léger du tout. J’ai amené des tonnes de linges, mon fer, mes produits coiffants, mon ourson. J’étais dans un mood ultra triste quand je packais et ca me consolais d’amener plus de choses. Surtout qu’il parait que le monde est beau au brésil et je voulais être a la hauteur.

Voyager beaucoup, the down side

Voyager beaucoup c’est extraordinaire. Voir des paysages époustouflants. Essayer de nouvelles activités. Apprendre de nouvelles langues. Développer de nouveaux talents. Rencontrer des personnes intéressantes. Victor (Tasmanie), Julie (Indonésie) et Stéphanie(Népal) »  sont des personnes charmantes que je compte revoir au cours de ma vie. Ce sont surtout les personnes qui vous marquent. Après avoir passé plusieurs semaines 24/24 avec la même personne, on se sent souvent comme si on connaissait autant qu’après quelques années. Lorsque vient de le temps des adieux ça peut être vraiment déchirant, dépendamment d’à quel point on s’est attachés.

Je suis une personne qui écoute plus son cœur que sa tête, alors pendant les deux mois que je suis revenue au Québec, mon cœur voulait vraiment revoir mon dernier partner de voyage, Kevin. On est déménagés ensemble dans un condo qu’une amie sous-louait parce qu’elle partait voyager. Le retour au Québec se passe bien ; les bons souper, aller faire du snow… on est ben en titi. On essais d’oublier que c’est temporaire : je pars fin janvier au Brésil et lui en mars en Australie pour plus d’un an. On s’aime bien mais on a nos plans de voyage, et pas question de déroger.  Je suis orientée-Brésil depuis des mois (mes amis peuvent en témoigner!) et lui compte vraiment aller faire une passe de cash à l’autre bout du monde. Il a d’autres plans (Asie hiver prochain) auxquels je pourrais me joindre, mais c’est encore loin. Que sera, sera.

Le retour

C’était drôle de surprendre mon monde, j’avais averti personne que je revenais. Étonnement, mes amis n’ont pas réagi en me sautant immédiatement dans les bras, ils avaient plutôt l’air d’avoir vu un fantôme…!

Tout le monde s’étonne lorsque je leur affirme que le retour n’est pas du tout difficile. Voici comment se passe habituellement un retour de lon voyage : https://www.aide.ulaval.ca/cms/Accueil/Psychologie/Developpement/Choc_du_retour

Ce qui m’a sauvée :

  1. Je reviens avec plein de la job, dans une carrière déjà lancée et que j’aime.
    Et j’ai un bon coussin financier si ça n’avait pas été le cas. Certains partent en voyage après avoir fini ou non l’école, en se disant qu’ils vont trouver leur voie en chemin, et souvent reviennent lorsqu’ils n’ont plus d’argent et doivent se trouver des jobines rapido
  2. Tout mon monde va bien et est content de me voir
    Imaginez qu’un membre de votre famille a un grave problème (de santé, de couple, ou d’argent), l’ambiance au retour sera atroce. Également l’attitude générale de vos proches vis-à-vis votre voyage aide. J’ai de la chance d’avoir un entourage admiratif /encourageant, et non jaloux / apeuré / désorienté face à un tel projet.
  3. J’ai déjà vécu ce genre de retour et je ne suis pas restée en place au même endroit
    Le fait d’avoir déjà vécu 2 fois des retours après des longs voyages m’a beaucoup aidé. Lors de mon premier voyage à long terme, en Équateur, en 2006 j’étais détruite lors de mes premiers jours ici. Je m’étais beaucoup attachée au pays et aux gens, chose que je n’ai pas trop eu l’occasion de faire lors de ce voyage car je changeais souvent d’endroit.
  4. J’ai un autre projet en tête
    Je pars au Brésil à la fin janvier. J’ai pas encore mes billets mais à date c’est ça le plan… Même si l’hiver approche et se fera long ca ne m’inquiète pas trop car je sais qu’en février je serai de retour sur la plage à essayer de surfer et parler portugais
  5. Je côtoie quelqu’un a vécu la même expérience que moi
    Parce que veut veut pas, personne ne peut comprendre ce que vous venez de vivre dans l’année qui vient de se passer. Tous les sacrifices que vous avez faits, tous les gens que vous avez rencontrés, toutes les milliers de choses que vous avez vues et apprises. Heureusement Kevin est revenu 2 semaines après moi au Québec, on se tient ensemble depuis.

Les moins

  • S’ennuyer du rush de l’aventure, organisation perpétuelle
  • Température
  • Coût de la vie

Les plus

  • Être avec du monde que je connais réellement et qui me connaissent réellement
  • Bonne bouffe
  • Pas être tjrs en mode organisation perpétuelle
  • Être moins inquiète lorsque des problèmes de santé se présentent

Ce qui a changé depuis 1 an :

  • Ma sœur s’est acheté un condo
  • Ma bonne amie Julie D est enceinte
  • J’ai pu de char
  • J’ai pu de copain (de longue date)
  • J’ai beaucoup plus de cicatrices sur les jambes
  • Le Dunkin auquel j’ai travaillé en tant qu’ado est devenu un TIM! Oh my god!
  • J’ai 8 livres en trop qui faut que j’aille perdre au gym avant d’aller au Brésil : /

Ce que j’ai appris :

  • Surfer
  • Plonger (de façon plus à l’aise)
  • Parler portugais (intermédiaire)
  • Conduire à gauche
  • Jongler (débutant)
  • À avoir assez confiance en mon expérience et réseau pour  pouvoir faire de la pige à temps plein